Cris­tia­no Ro­nal­do, des larmes de joie

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CRIS­TIA­NO RO­NAL­DO est pas­sé par toutes les émo­tions hier soir. La star de la Se­lec­çao a d’abord c r u que l a ma­lé­dic­tion al l ai t s’abattre en­core une fois sur lui.

A la 25e mi­nute, il sort du ter­rain sur une ci­vière, le vi­sage ca­ché entre ses mains, les larmes ruis­se­lant le long de ses joues. Sa fi­nale est ter­mi­née. Il rentre aux ves­tiaires, ac­com­pa­gné de Bru­no Alves, dans un état de désar­roi in­tense. Il laisse ses co­équi­piers seuls li­vrer cette ba­taille contre les Bleus pour ce match ô com­bien im­por­tant pour lui. Que le des­tin est cruel !

Il était en ef­fet écrit que les fi­nales de CR7 sous le maillot por­tu­gais se ter­mi­ne­raient toutes en p l e ur s . Il avait dé­jà été in­con­so­lable le 4 juillet 2004 au stade de la Luz à Lis­bonne. Les siens ve­naient de s’in­cli­ner face à la Grèce lors de l’ultime match de cet Eu­ro à do­mi­cile (1-0). Il avait 19 ans, des rêves plein la tête, une am­bi­tion dé­jà dé­vo­rante pour sa pre­mière com­pé­ti­tion avec son pays. La chute fut bru­tale.

Ce soir-là, le jeune homme qu’il était s’est ju­ré de prendre sa re­vanche, d’ar­ra­cher au long de sa car­rière ce titre avec le Por­tu­gal. Trois Bal­lons d’or et au­tant de Ligue des cham­pions plus tard, il avait hier soir une oc­ca­sion unique d’exor­ci­ser ce trau­ma­tisme. A 31 ans, après avoir échoué deux fois au stade des de­mi-fi­nales (2006, 2012), ce tro­phée ne pou- vait lui échap­per.

Mais dès la 8e mi­nute, dans un duel avec Di­mi­tri Payet, il s’écroule. Son ge­nou gauche est tou­ché. Ro­nal­do en­rage, tape du poing par terre. Il sort une pre­mière fois du ter­rain pour se faire soi­gner.

De re­tour sur la pe­louse, il tente de cou­rir un peu, teste ses ap­puis… Mais à peine dix mi­nutes plus tard (17e), il s’al­longe à nou­veau, cette fois-ci en pleurs. La dou­leur est trop forte. Il re­tourne sur le bord du ter­rain pour se faire strap­per alors que son ami Ri­car­do Qua­res­ma part ra­pi­de­ment à l’échauf­fe­ment.

Le Ma­dri­lène re­joint ses co­équi­piers sur l’aire de jeu. Pas pour très long­temps. A la 25e mi­nute, il jette de rage son bras­sard de ca­pi­taine et s’écroule en san­glots sur la pe­louse… Lors de sa sor­tie, les 15 000 Por­tu­gais scandent son nom, le stade en­tier ap­plau­dit cette si grande star.

Ses par­te­naires eux, loin d’être dé­bous­so­lés par la perte de leur lea­deur, donnent tout dans cette fi­nale pour lui of­frir ce titre si dé­si­ré. Et pour une fois, la star va de­voir s’en re­mettre à ses co­équi­piers, vi­vant le sacre du banc. Avant les pro­lon­ga­tions, il en­lace Qua­res­ma et fond en larmes quelques mi­nutes plus tard sur le but d’Eder. Cris­tia­no Ro­nal­do se mue en sé­lec­tion­neur bis in­ti­mant à Ra­phaël Guer­rei­ro, ex­té­nué de re­tour­ner sur le ter­rain.

Ap­plau­dis à sa sor­tie par tous les spec­ta­teurs

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