Et main­te­nant l’Ely­sée met le cap sur les JO de 2024 !

CAN­DI­DA­TURE. Au som­met du pou­voir, on a pous­sé un ouf de sou­la­ge­ment après la bonne te­nue de cet Eu­ro. Un ar­gu­ment en fa­veur de la can­di­da­ture de Pa­ris ville olym­pique.

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - Jean-Fran­çois Mar­tins, ad­joint de la maire de Pa­ris en charge des sports AVA DJAMSHIDI

EN PO­LI­TIQUE comme en chi­mie, rien ne se perd, tout se trans­forme. Fran­çois Hollande a dé­sor­mais un but : sai­sir la balle au bond, ca­pi­ta­li­ser sur le suc­cès de l’or­ga­ni­sa­tion de l’Eu­ro 2016 pour pous­ser la can­di­da­ture de Pa­ris aux Jeux olym­piques de 2024. A la clé, des re­tom­bées éco­no­miques, di­plo­ma­tiques et po­li­tiques « énormes », comme le re­lève un conseiller mi­nis­té­riel.

Dans les jours et les se­maines qui viennent, le gou­ver­ne­ment va mon­ter en puis­sance sur ce dos­sier, évo­qué jusque-là « mez­zo voce ». Car la par­tie sem­blait loin d’être ga­gnée. Au som­met de l’Etat, il y a eu quelques sueurs froides au dé­mar­rage de la com­pé­ti­tion entre les grèves, les vio­lences en marge des ma­ni­fes­ta­tions contre la loi Tra­vail et une op­po­si­tion très âpre, qui a critiqué sans re­te­nue l’ins­tal­la­tion des fan­zones, ju­gées trop ris­quées. Sans par­ler des i mages ca­tas­tro­phiq u e s d e Mar s e i l l e , dont des rues ont été mises à sac par des hoo­li­gans russes et bri­tan­niques lors du match An­gle­terre - Rus­sie, au deuxième jour de l’Eu­ro.

Puis l’ho­ri­zon s’est éclair­ci, le soleil a même fi­ni par s’in­vi­ter dans le jeu alors que les Bleus ont en­chaî­né les vict o i r e s . Al o r s a v a n t même l’is­sue de la fi­nale, on ne se pri­vait pas de van­ter le « suc­cès » de l’Eu­ro, une « très belle vi­trine » pour la can­di­da­ture pa­ri­sienne. Trois mil­lions de vi­si­teurs dans la ca­pi­tale, plus d’un mil­lion de sup­por­teurs dans la fan­zone em­blé­ma­tique avec la tour Eif­fel en toile de fond. « On a of­fert au monde un très beau vi­sage. On a te­nu bon », s’en­thou­siasme un proche du pré­sident. « Nous avons dé­mon­tré notre ca­pa­ci­té à me­ner un tel évé­ne­ment, y com­pris dans un contexte ten­du », se ré­jouit Jean- Fran­çois Mar­tins, ad­joint d’Anne Hi­dal­go en charge des sports. Les ob­ser­va­teurs ont aus­si re­le­vé avec plai­sir la pré­sence as­si­due en tri­bune d’hon­neur des matchs de l’Eu­ro de De­nis Mas­se­glia, pa­tron du Co­mi­té na­tio­nal olym­pique et spor­tif fran­çais. Comme le signe de l’in­té­rêt du mou­ve­ment olym­pique pour le « test » de l’Eu­ro. Forte de ce constat, la « cel­lule JO » (ville, spor­tifs, Etat et ré­gion IDF) va dé­sor­mais pas­ser la se­conde. Dans l’en­tou­rage d’Anne Hi­dal­go, maire de la ca­pi­tale, on l’avoue sans fards : « L’Eu­ro marque le vrai point de dé­part de la can­di­da­ture. » Les réunions vont s’en­chaî­ner pour pré­pa­rer la pro­chaine échéance d’im­por­tance de ce ma­ra­thon : les Jeux de Rio, dès le 5 août. La veille, le pré­sident se ren­dra au Bré­sil pour un dé­pla­ce­ment de deux jours. Se­lon nos in­for­ma­tions, en plus d’un en­tre­tien avec l’Al­le­mand Thomas Bach, pré­sident du Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique (CIO), Fran­çois Hollande de­vrait éga­le­ment dî­ner avec lui. Une équipe de la mai­rie de Pa­ris se­ra éga­le­ment sur place pen­dant trois se­maines pour battre ac­ti­ve­ment la cam­pagne avant le dé­pôt of­fi­ciel de la can­di­da­ture, en fé­vrier. Le ver­dict tom­be­ra, lui, en sep­tembre 2017… quatre mois après l’élec­tion présidentielle.

« Nous avons dé­mon­tré notre ca­pa­ci­té à me­ner un tel évé­ne­ment, y com­pris dans un contexte ten­du »

@AvaD­jam­shi­di

Dans l’en­tou­rage de Fran­çois Hollande, on s’en­or­gueillit de la « très belle vi­trine » pour la can­di­da­ture pa­ri­sienne aux JO qu’a été cet Eu­ro. Les équipes de la maire de Pa­ris, Anne Hi­dal­go, vont pas­ser à la vi­tesse su­pé­rieure : « L’Eu­ro marque le vrai point de dé­part de la can­di­da­ture. »

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