Et Voe­ck­ler a écour­té son mas­sage pour la fi­nale

Aujourd'hui en France - - SPORTS - La Mas­sa­na (An­dorre) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Thomas Voe­ck­ler, cou­reur de Di­rect Ener­gie DA­VID OPOCZYNSKI

« AL­LEZ LES BLEUS ! Al­lez les pe­tits pou­lets ! » Oleg Tin­kov, le pro­prié­taire de la for­ma­tion du mal­heu­reux Al­ber­to Con­ta­dor, avait don­né le ton peu avant le coup d’en­voi de la ren­contre. Hier soir, le Tour de France avait beau sé­jour­ner dans la prin­ci­pau­té d’An­dorre, il a vi­bré au rythme de la fi­nale de l’Eu­ro.

Dans le res­tau­rant du Sant Go­thard, l’hô­tel que la for­ma­tion Tin­koff par­ta­geait avec l’équipe fran­çaise Di­rect Ener­gie, de nom­breux sui­veurs s’étaient réunis de­vant la té­lé bran­chée sur M 6.

Bryan Co­quard et ses co­pains avaient de leur cô­té choi­si de suivre le match à l’écart, dans le coin de par­king amé­na­gé pour l’oc­ca­sion. « C’est aty­pique, sou­riait Jean-Ber­nau­deau en fixant l’écran si­tué à l’ex­té­rieur du bus de son équipe. Nous sommes dans un champ, dans notre pad­dock. C’est mar­rant. » Les cou­reurs, eux, se sont re­trou­vés dans leur es­pace res­tau­ra­tion où, comme pour la de­mi-fi­nale, la té­lé avait été al­lu­mée. En le re­joi­gnant à 21 h 1 9, Thomas Voe­ck­ler pas­sait dans le dos d’Oleg Tin­kov, sans s’ar­rê­ter sur les images mon­trant l a dé­tresse de Ro­nal­do.

A ma t e u r d e f o o t , V o e c k l e r avouait qu’il avait écour­té son mas­sage pour suivre la fi­nale : « Nor­ma­le­ment, je fais le dos, puis le ventre. Mais, là, comme nous sommes à la veille d’une jour­née de re­pos, je me suis dit : al­lez, on ne fait pas le ventre. » Tout en tour­nant ses pâtes pa­pillons dans son bol, le cou­reur fran­çais ajou­tait : « Pour être franc, ce n’est pas comme si on n’était pas en course. Ce n’est pas le même truc. On reste quand même concen­trés sur notre su­jet. » La jour­née de re­pos d’au­jourd’hui n’a rien chan­gé. « Nous aus­si, on a de l’en­jeu, même si on en parle beau­coup moins, ce qui est lo­gique. Dans l’es­prit, on n’est pas libre de vivre le match comme si on était entre potes dans notre ca­na­pé. »

Syl­vain Cha­va­nel re­mon­tait ra­pi­de­ment dans sa chambre. Ber­nau­deau, lui, confiait qu’il trou­vait que le foot fran­çais avait re­trou­vé « une élé­gance » avec cet Eu­ro. « Parce que si, nous, on a eu l’af­faire Fes­ti­na, eux ont eu le bus de Knys­na », sou­li­gnait-il.

« On n’est pas libre de vivre le match comme si on était entre potes dans notre ca­na­pé »

La Mas­sa­na (An­dorre), hier soir. Thomas Voe­ck­ler (à g.), Syl­vain Cha­va­nel et toute l’équipe Di­rect Ener­gie ont vi­bré en­semble lors de la fi­nale de l’Eu­ro.

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