« Cette an­née, il y a beau­coup de papas »

« L’AMOUR EST DANS LE PRÉ ». Ka­rine Le Mar­chand nous pré­sente la 11e édi­tion du da­ting agri­cole qui dé­marre ce soir sur M 6. Par­mi les 14 agri­cul­teurs, nom­breux ont dé­jà des en­fants.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Pro­pos re­cueillis par H.B.

ALORS QUE LA SAI­SON 11 de « L’amour est dans le pré » dé­bute ce soir à 21 heures sur M 6, son ani­ma­trice Ka­rine Le Mar­chand nous parle de cette nou­velle « pro­mo­tion » de 14 agri­cul­teurs et agri­cul­trices. A quoi res­semble cette nou­velle sai­son ? KA­RINE LE MAR­CHAND. Cette an­née, on a des agri­cul­teurs qui savent où ils vont. Pour eux, trou­ver l’amour c’est sé­rieux, alors ils se mett e nt u ne g r o s s e p r e s s i o n. D’au­tant qu’il n’y a ja­mais eu au­tant d’agri­cul­teurs pa­rents. Et les papas, no­tam­ment ceux qui sont en garde par­ta­gée, savent quel en­jeu ce­la peut re­pré­sen­ter pour leurs en­fants d’avoir une belle-mère. Ils ne veulent sur­tout pas se trom­per. On est l oi n de Thier­ry Olive (NDLR : per­son­nage haut en cou­leur de la sai­son 7) qui veut se ma­rier dans l’an­née et qui fait un show… Cette an­née, ce sont des agri­cul­teurs qui nous res­semblent beau­coup, à l’heure des fa­milles re­com­po­sées. Ce se­ra la sai­son de l’amour ma­ture… Oui. On n’aime pas à 20 ans comme à 50… En tout cas quand on a vé­cu des his­toires lourdes, on n’a pas en­vie de re­pro­duire les mêmes er­reurs. A titre per­son­nel, je ne crois pas que quand l’on se sé­pare, il y a un cou­pable et une vic­time. Les deux ont leur part de res­pon­sa­bi­li­té qu’il faut sa­voir ana­ly­ser. Les agri­cul­teurs de cette sai­son sont dans le par­tage. Ce sont vrai­ment des gens bien. Beau­coup de cli­chés sont pul­vé­ri­sés cette an­née car les agri­cul­teurs s’ex­priment tous bien, ils ont du re­cul et une vraie ré­flexion sur l’amour et la vie. Cette an­née, on va beau­coup en­tendre par­ler de dif­fi­cul­tés éco­no­miques. C’est as­sez nou­veau… M 6 comme la pro­duc­tion pen­saient qu’on ne pou­vait pas faire comme si la crise n’exis­tait pas. D’au­tant que les pro­blèmes d’ar­gent ont aus­si une in­ci­dence sur la re­la­tion de couple. Ce­la peut in­ci­ter à pro­fi­ter de la vie. Quand on se bat de­puis tel­le­ment d’an­nées, on a vrai­ment besoin d’amour. Ils veulent un sou­tien aus­si… Bien sûr ! Beau­coup cherchent par exemple quel­qu’un qui a dé­jà un tra­vail. Lorsque j’ai com­men­cé l’émis­sion, il y a sept ans, ils étaient plus nom­breux à vou­loir une com­pagne qui les aide à la ferme. Ils pou­vaient l’as­su­mer fi­nan­ciè­re­ment. Là, c’est plus com­pli­qué. Cer­taines an­nées, on a pu avoir des doutes sur l’au­then­ti­ci­té des pré­ten­dantes… Là, ce se­ra une sai­son sin­cère ? Oui. D’abord, je crois que les filles in­té­res­sées ont com­pris qu’elles ne trou­ve­raient pas le suc­cès dans cette émis­sion. Il n’y a pas une seule fille qui a émer­gé de L ’ a mo u r e s t dans le pré en mon­trant ses fesses : elles dis­pa­raissent aus­si­tôt ! En­suite, on a été ex­trê­me­ment vi­gi­lants en amont. Quand on a le moindre doute à la lec­ture d’un cour­rier, on le si­gni­fie. On re­garde aus­si com­ment les gens se ma­ni­festent sur les ré­seaux so­ciaux, en évi­tant de re­te­nir ceux qui passent toute la jour­née en string à Saint-Tro­pez ! Et cette an­née, les agri­cul­teurs se sont peut-être moins fo­ca­li­sés sur des cri­tères phy­siques. Au fil des sai­sons, gar­dez­vous la même émo­tion ? Si ce n’était pas le cas, j’ar­rê­te­rai ! Et de toute fa­çon, ça se ver­rait. Avant que le pr ogr a mme n’ a r r i v e à l’an­tenne, nous on suit les agri­cul­teurs pen­dant plus d’un an. Donc oui, l’émo­tion est là, on a de l’espoir, on est dé­çus pour eux. On sait par exemple qu’un­tel a fla­shé sur une fille qui ne vien­dra pas. Que tel agri­cul­teur n’a re­çu qu’une seule lettre… Il y a un in­ves­tis­se­ment af­fec­tif énorme. On ne pour­rait pas faire l’émis­sion sans ce­la. Si on les mé­pri­sait, si ce qui leur ar­ri­vait nous était étran­ger, il n’y au­rait pas tout ce qui se passe chaque an­née. Et les agri­cul­teurs eux­mêmes ne se confie­raient pas à moi de la même fa­çon. Vous ar­rive-t-il de conseiller les agri­cul­teurs hors ca­mé­ra ? Je suis as­sez mal pla­cée pour don­ner des conseils. (Rires). Mais par exemple lors­qu’un agri­cul­teur fo­ca­lise trop sur le phy­sique, ce genre de choses… Oui, bien sûr, je leur dis… D’au­tant que j’ai écrit un bou­quin sur le cé­li­bat (NDLR : L’amour est tout près, co­écrit avec Alix Gi­rod de l’Ain, Ed. Phi­lippe Rey, 2013). Je sais que cha­cun a des blo­cages et qu’il faut ten­ter de les dé­pas­ser. En fait, plus un agri­cul­teur exige de cri­tères, moins il a de cour­rier. La ma­gie de cette émis­sion, c’est jus­te­ment de faire se ren­con­trer des gens qui ne se se­raient ja­mais ren­con­trés au­tre­ment.

« Beau­coup de cli­chés sont pul­vé­ri­sés cette an­née »

Les can­di­dats au grand amour de la 11e sai­son de « L’amour est dans le pré » en­tourent Ka­rine Le Mar­chand.

Ka­rine Le Mar­chand est aux ma­nettes de l’émis­sion de­puis sept ans.

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