« Un cercle vi­cieux »

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Pro­pos re­cueillis par ÉMELINE COL­LET Pro­pos re­cueillis par ER­WAN BENEZET

ment di­mi­nué ces der­nières an­nées. De­puis la pa­ru­tion d’un dé­cret en oc­tobre 2013 qui pla­fonne ces frais à 8 € par opé­ra­tion et à 80 € par mois. Avant, il n’y avait au­cune li­mite. Ces nou­veaux pla­fonds vous semblent-ils rai­son­nables ? Non, ils de­meurent en­core bien trop éle­vés. D’au­tant que ce­la a créé un ef­fet per­vers. Cer­taines banques qui, jusque-là, pra­ti­quaient des pla­fon­ne­ments à des mon­tants in­fé­rieurs se sont ali­gnées sur les nou­velles normes.

« Prendre con­tact avec son ban­quier et lui mon­trer sa bonne foi »

Les re­la­tions entre les clients et leurs banques, c’est un peu Da­vid contre Go­liath ? Par­fois, oui. Si nous n’avions qu’un conseil à don­ner, ce se­rait de ne ja­mais faire l’au­truche avec ses comptes. Quand on sait qu’on va tra­ver­ser un mo­ment un peu com­pli­qué, après un gros paie­ment par exemple, il faut prendre con­tact avec son ban­quier et lui mon­trer sa bonne foi. Pre­mière chose à faire : de­man­der un dé­cou­vert au­to­ri­sé. Les in­té­rêts sont moins éle­vés. Pour­quoi, dans les contrats, les clauses concer­nant les dé­pas­se­ments sont sou­vent in­com­pré­hen­sibles ? C’est ef­fec­ti­ve­ment à se de­man­der si les banques ne font pas ex­près d’uti­li­ser ces for­mu­la­tions alam­bi­quées. On re­vient tou­jours vers le même pro­blème. Les in­for­ma­tions les plus im­por­tantes sont trop sou­vent oc­cul­tées, voire dis­si­mu­lées aux clients. Les banques ont pour­tant un de­voir de conseil qu’elles ne res­pectent pas as­sez. * Con­som­ma­tion, lo­ge­ment et cadre de vie, as­so­cia­tion de dé­fense des consom­ma­teurs.

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