Les pre­mières va­cances

La guerre est fi­nie de­puis le 8 mai 1945 en Eu­rope. Dans le pays meur­tri, peu de Fran­çais partent en congés. Mais les com­munes s’or­ga­nisent et créent des co­lo­nies de va­cances pour les en­fants.

Aujourd'hui en France - - VOTRE SOIRÉE TÉLÉVISION - Dos­sier : AY­ME­RIC RE­NOU ET JULES BRUSSEL

a France panse ses plaies, règle ses comptes et tente d’ou­blier. Après six ans de trau­ma­tismes, d’oc­cu­pa­tion al­le­mande et d’une guerre mon­diale ayant dé­ci­mé nombre de fa­milles, il semble dif­fi­cile d’abor­der joyeu­se­ment l’été 1946, et les va­cances res­tent un fan­tasme pour les plus dé­mu­nis et ceux qui ont le plus souf­fert du conflit. Charles de Gaulle, le pré­sident hé­ros et chef de la France libre, a dé­mis­sion­né en jan­vier, en lan­çant à ses mi­nistres un for­mi­dable : « Je fous le camp ! » On se pré­pare à la IVe Ré­pu­blique, ins­tau­rée à par­tir du 27 oc­tobre.

Le re­nou­veau s’an­nonce pour­tant. Nous sommes au tout dé­but des Trente Glo­rieuses. On en­voie ses en­fants dans les pre­mières

Lco­lo­nies de va­cances, mises en place par cer­taines mu­ni­ci­pa­li­tés par­mi les plus sou­cieuses de l’éga­li­té so­ciale. Une pé­riode plus faste s’an­nonce. Ch­ris­tian Dior lance sa mai­son de haute couture. La Croi­sette vit, sous l’im­pul­sion du mi­nistre de l’Edu­ca­tion na­tio­nale, Jean Zay (dis­pa­ru en 1944), sa pre­mière édi­tion du Fes­ti­val de Cannes. La presse libre s’im­pose, « l’Equipe », des­cen­dant du jour­nal spor­tif d’avant­guerre « l’Au­to », vient de dé­bar­quer dans les kiosques. Avec « le Pa­ri­sien li­bé­ré », le jour­nal spor­tif lance la course cy­cliste Mo­na­coPa­ris, une ma­nière de sé­duire les au­to­ri­tés qui lui per­met­tra, l’an­née d’après, de re­prendre l’or­ga­ni­sa­tion du Tour de France.

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