Dans l’hé­li­co du 14 Juillet

FRANCE 2. La chaîne sur­vo­le­ra les Champs-Ely­sées à l’oc­ca­sion de son émis­sion spé­ciale pré­vue ce ma­tin pour la fête nationale. Nous étions à bord pour l’une des ré­pé­ti­tions lun­di après-mi­di à la base de Creil.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - CA.D. CA­RINE DI­DIER

SUR LA BASE AÉ­RIENNE mi­li­taire de Creil (Oise), seize hé­li­co­ptères de l’ar­mée de l’avia­tion lé­gère de l’ar­mée de terre pa­tientent côte à côte sur le tar­mac, prêts à dé­col­ler pour le dé­fi­lé. Ins­tal­lée à l’ar­rière sur­éle­vé du cock­pit exi­gu d’un Tigre, un ap­pa­reil de com­bat, Cé­line Gé­raud vé­ri­fie une der­nière fois son équi­pe­ment. Ce lun­di, la pré­sen­ta­trice est ve­nue ré­pé­ter avant son vol en di­rect qui consti­tue­ra l’un des points forts de l’édi­tion spé­ciale du 14 Juillet ima­gi­née par France 2 au­jourd’hui à par­tir de 8 h 20. « Elle porte un casque TopOwl dont la vi­sière sert d’écran. Un bij ou de t ech­no­lo­gie qui vaut 200 000 € ! » sou­rit Pas­cal Dou­cetBon, di­rec­teur éditorial des opé­ra­tions spé­ciales à France Té­lé­vi­sions. « Ce casque per­met d’avoir les commandes de­vant les yeux. Quand on tourne le re­gard, la mi­traillette de l’hé­li­co tourne aus­si », ajoute Pierre Servent, ex­pert en stra­té­gie mi­li­taire et consul­tant de la Deux. CONCEN­TRA­TION. Tout sou­rire sous ses mèches blondes, Cé­line reste concen­trée. « C’est une ex­pé­rience in­édite. On sent qu’on est dans une ma­chine ul­tra-per­fec­tion­née, comme une Formule 1. Je suis très ex­ci­tée de la tes­ter dans les condi­tions réelles. Je vais de­voir être à l’af­fût de tout, gé­rer moi-

Dans un char sur TF 1. A 8 h 30, Gilles Bou­leau et Anne-Claire Cou­dray com­men­te­ront le dé­fi­lé avec Mi­chel Scott, pen­dant cinq heures de di­rect. Ils se­ront no­tam­ment avec des pom­piers et des ur­gen­tistes mo­bi­li­sés le soir des at­ten­tats du 13 no­vembre. En prime, Louis Bo­din mon­te­ra, lui, à bord d’un porte-hé­li­co­ptères d’as­saut, tan­dis que De­nis Bro­gniart as­sis­te­ra à une opé­ra­tion d’as­sis­tance et de sau­ve­tage avec hé­li­treuillage sur la Seine.

Dans un avion ravitailleur sur France 2. Au­tour de Ma­rie Dru­cker et même les deux ca­mé­ras : l’une qui me filme à l’in­té­rieur et l’autre à l’ex­té­rieur. A moi de dé­ci­der ce que je vais mettre à l’image. L’idée est de faire voya­ger le té­lé­spec­ta­teur pour qu’il s’ima­gine à la place d’un pi­lote et de vul­ga­ri­ser cette ma­chine. » Au mo­ment de s’en­vo­ler, l’ex­cham­pionne de France de ju­do joue pour­tant pro­fil bas. « J’ai une pe­tite ap­pré­hen­sion, car je ne suis ni sur un ta­ta­mi ni sur un pla­teau ! Mais j’ai un men­tal de guer­rière ! » Pierre Servent, Sté­phane Bern se­ra en di­rect de l’Ecole mi­li­taire à par­tir de 8 h 20. Des jour­na­listes sui­vront un ra­vi­taille­ment en vol, une opé­ra­tion d’ar­rai­son­ne­ment d’un na­vire aux An­tilles et une si­mu­la­tion de li­bé­ra­tion d’otages.

Dans un Mi­rage sur BFMTV. La chaîne info mo­bi­lise ses troupes à 10 heures avec six re­por­ters sur le ter­rain. Par­mi eux, la co­pré­sen­ta­trice de la ma­ti­nale Pas­cale de La Tour du Pin a em­bar­qué avec une ca­mé­ra GoP­ro dans un Mi­rage 2000.

Au top dé­part, l’ap­pa­reil s’ébranle sur la piste, de­van­cé par les autres bo­lides qui vo­le­ront en for­ma­tion. Par­mi eux, un Caï­man, le plus mo­derne, à bord du­quel Pierre Servent va inau­gu­rer l’émis­sion ce ma­tin en liai­son avec Ma­rie Dru­cker au sol. Plus vo­lu­mi­neux, ce bi­jou de tech­no­lo­gie qua­si in­dé­tec­table par les ra­dars sert à ex­fil­trer des com­man­dos et éva­cuer des bles­sés. RIEN NE TREMBLE. A bord, une pre­neuse de son et un ca­mé­ra­man de l’ar­mée, san­glé comme un al­pi- niste et seul ha­bi­li­té à fil­mer, ont dé­jà pris place. Pierre Servent, lui, s’ins­talle sur l’une des deux ran­gées de sièges dos à dos. Je suis juste der­rière lui, à cô­té de deux mi­li­taires. Har­nais bou­clé, casque an­ti­bruit obli­ga­toire, c’est par­ti. Pre­mière sur­prise : rien ou presque ne tremble lorsque le mo­teur et les pales tournent. Au dé­col­lage, au­cune se­cousse. On se croi­rait en avion. A une énorme dif­fé­rence près : pour mieux fil­mer, la trappe ar­rière est ou­verte, comme les portes la­té­rales. Ten­dez le pied et il prend l’air au-des­sus des fo­rêts, du châ­teau de Chan­tilly, de zones pa­villon­naires et bien­tôt des grands en­sembles aux portes de Pa­ris. Le Caï­man file vers la tour Eif­fel puis reste en po­si­tion d’at­tente, entre les bras de la Seine, Mai­sons-Laf­fitte, le parc de Saint-Cloud. ÉLY­SÉE EN VUE. Pierre Servent mul­ti­plie ses lan­ce­ments tan­dis que le ca­dreur de l’ar­mée pa­raît jouer les acro­bates. Sou­dain, un mi­li­taire nous fait signe, les mains droit de­vant. Cap sur les tours de La Dé­fense, comme si le Caï­man se fau­fi­lait entre la tour To­tal, ses voi­sines de verre, la Grande Arche. A mes cô­tés, les sol­dats mi­traillent avec leur té­lé­phone por­table, fiers de pro­fi­ter de cette vue ir­réelle. En quelques se­condes, nous voi­là au­des­sus des Champs-Ely­sées, vers la Concorde. A nos pieds dé­filent le pa­lais de l’Ely­sée, la place Ven­dôme, l’église de la Ma­de­leine, les toits de Pa­ris, la Ca­no­pée des Halles, le Centre Pom­pi­dou, le gé­nie de la Bastille… Un spec­tacle in­ouï. Le temps semble sus­pen­du. DÉBRIEFING. « Ça al­lait les plans quand vous par­lez ? » in­ter­roge le ca­mé­ra­man alors que notre ap­pa­reil se pose sur l’hé­li­port d’Is­sy-lesMou­li­neaux au terme de plus d’une heure de vol. « Il y a plus de pres­sion, car on est dé­pen­dants des moyens tech­niques, re­lève Pierre Servent lors du débriefing. Il peut y avoir des pro­blèmes de ca­drage, d’où l’uti­li­té des ré­pé­ti­tions, d’au­tant que j’in­ter­vie­we­rai le chef de l’état-ma­jor des ar­mées dans les airs. » Sor­tie de son Tigre, Cé­line Gé­raud n’en re­vient pas. « Ça se­couait pas mal et on vo­lait très près les uns des autres. Je de­vais sur­veiller les ca­mé­ras et j’avais les in­fos de­vant les yeux dans la vi­sière. Mais j’ai eu le temps de voir plus de choses que dans le Ra­fale l’an der­nier. Nous sommes pas­sés au-des­sus du camp des Loges où des ga­mins avaient fait des dra­peaux tri­co­lores ! C’était très sym­pa. » Les té­lé­spec­ta­teurs, eux, pour­ront dé­cou­vrir le spec­tacle en 360 sur le

o site www. f ran­cet­vin­fo. f r. Emo­tions ga­ran­ties.

Com­ment suivre le dé­fi­lé

De­puis les airs, les mi­li­taires comme les jour­na­listes ont pu pro­fi­ter d’une vue im­pre­nable — et ra­ris­sime — sur les toits de Pa­ris.

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