Un com­mis­saire ve­nu en fa­mille

Aujourd'hui en France - - NICE 14 JUILLET - FRÉ­DÉ­RIC NAIZOT (AVEC ST.S.)

Nu­mé­ro deux de la po­lice aux fron­tières (PAF) des Al­pesMa­ri­times, Em­ma­nuel Grout, 48 ans, en charge no­tam­ment de la ges­tion po­li­cière de l’aé­ro­port Nice Côte d’Azur, fait par­tie de la longue liste des vic­times fau­chées par le ca­mion la nuit du 14 Juillet. Il n’était pas en ser­vice au mo­ment de l’ac­ci­dent mais était ve­nu as­sis­ter au feu d’ar­ti­fice avec ses proches, sa com­pagne, elle-même com­mis­saire de po­lice à la PJ de Nice, et la fille de cette der­nière. Les deux femmes s’en sont, elles, sor­ties mi­ra­cu­leu­se­ment. « Un mec en or, un vrai flic. Un su­per col­lègue. Il était re­con­nu dans son tra­vail », confie l’un de ses proches, bouleversé après avoir ap­pris la mort de son col­lègue à 4 heures du ma­tin. Un po­li­cier qui l’a lon­gue­ment cô­toyé à la sû­re­té dé­par­te­men­tale du Val-d’Oise où Em­ma­nuel Grout a été en poste une di­zaine d’an­nées. Il of­fi­ciait alors à la bri­gade des stu­pé­fiants, à Gous­sain­ville, où il est ar­ri­vé dans ce ser­vice en 1994. Il avait par ailleurs ef­fec­tué une mis­sion en Haï­ti pour l’ONU et était de­ve­nu le pa­tron de la bri­gade an­ti­cri­mi­na­li­té dé­par­te­men­tale ba­sée à Cer­gy, pas­sant éga­le­ment par Er­mont. Il avait réus­si le concours in­terne de com­mis­saire en 2009. « Un gars spor­tif, ou­vert et sym­pa­thique », « un homme tou­jours de bonne hu­meur », sou­lignent les autres po­li­ciers qui l’ont connu. Quelques heures seule­ment après l’at­ten­tat, Ch­ris­tian Es­tro­si, le pré­sident les Ré­pu­bli­cains de la ré­gion Pro­ven­ceAlpes-Côte d’Azur et an­cien maire de Nice, avait évo­qué « la mort d’une grande per­son­na­li­té de la po­lice na­tio­nale » de­vant les jour­na­listes.

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