« Stop » aux images vio­lentes

Aujourd'hui en France - - NICE 14 JUILLET - C.M.

Après la si­dé­ra­tion, les usa­gers des ré­seaux so­ciaux et consom­ma­teurs d’in­for­ma­tion ont ta­pé du poing sur la table avec une ra­pi­di­té qui ne fut pas celle des pré­cé­dents at­ten­tats. Ces der­niers ont tout de suite ap­pe­lé, par­fois avec vé­hé­mence, à ne pas dif­fu­ser les images de vic­times qui com­men­çaient à cir­cu­ler. De nom­breux in­ter­nautes et té­lé­spec­ta­teurs n’ont pas sup­por­té la pro­fu­sion d’images et de vi­déos du ca­mion lan­cé dans sa course meur­trière contre la foule réunie sur la pro­me­nade des An­glais. En­core moins d’as­sis­ter à des in­ter­views de sur­vi­vants, sous le choc, comme celle de cet homme au cô­té du corps sans vie de sa femme, dif­fu­sée sur France 2.

Le CSA in­ter­pel­lé

Sur Twit­ter, le ha­sh­tag #CSA­cou­pez­tout a émer­gé d’une fa­çon ful­gu­rante pour in­ter­pel­ler l’Au­to­ri­té de ré­gu­la­tion de l’au­dio­vi­suel. « So­li­da­ri­té, tris­tesse et com­pas­sion, mais s’il vous plaît, par-des­sus tout, du res­pect #Nice06 #CSA­cou­pez­tout » ; « @csau­dio­vi­suel Je n’avais pas en­vie d’in­ter­ve­nir ce soir, mais pour le res­pect des vic­times et fa­milles c’est im­por­tant ! : #CSA­cou­pez­tout ». La bron­ca a été telle que France Té­lé­vi­sions a pu­blié hier un com­mu­ni­qué d’ex­cuses tan­dis que le CSA in­di­quait qu’il s’était « d’ores et dé­jà sai­si des images et des comptes ren­dus dif­fu­sés toute la nuit ».

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