Is­tan­bul : les joueurs de Lyon s’en sou­vien­dront

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - Maxime Go­na­lons, ca­pi­taine de l’OL AN­THO­NY FAURE

À L’ÉVI­DENCE, les joueurs de l’Olym­pique lyon­nais ne sont pas près d’ou­blier les vingt-quatre heures pas­sées à Is­tan­bul. Ar­ri­vés en Tur­quie, ven­dre­di vers 15 h 30, pour y dis­pu­ter hier soir leur troi­sième match ami­cal de pré­pa­ra­tion face à Fe­ner­bah­çe, les hommes du pré­sident Jean-Mi­chel Au­las ont vé­cu une fin de soi­rée mou­ve­men­tée. Et sur­tout stres­sante.

Après un en­traî­ne­ment en fin de jour­née, ven­dre­di, ils re­gagnent leur hô­tel, Mar­riott, à 20 km du centre né­vral­gique d’Is­tan­bul, où la si­tua­tion va clai­re­ment se tendre quelques heures plus tard. C’est à la fin du re­pas, en re­gar­dant les ac­tua­li­tés fran­çaises, l’es­prit en­core à Nice, que les Rho­da­niens ap­prennent sur les fils d’ac­tua­li­té qu’une ten­ta­tive de coup d’Etat mi­li­taire est en cours dans le pays. La dé­lé­ga­tion lyon­naise se re­groupe ra­pi­de­ment de­vant les té­lé­vi­seurs.

« Il n’y a ja­mais eu de psy­chose, ex­plique-t-on du cô­té de l’OL, dont l’équipe était pla­cée sous bonne es­corte. On n’a pas vé­cu les choses comme nos fa­milles, très in­quiètes en France. On ne se sen­tait pas aux pre­mières loges. »

L’hô­tel est si­tué, en ef­fet, dans un quar­tier d’af­faires, loin du centre. Au­cune agi­ta­tion dans les en­vi­rons, au­cun bruit d’hé­li­co­ptère ni de vé­hi­cule de se­cours. « On n’a ja­mais été en­va­his par un sen­ti­ment d’in­sé­cu­ri­té, souffle un joueur. Mais les mots coup d’Etat et putsch font peur. On se de­mande ce qui peut se pas­ser. On se dit qu’on ne maî­trise rien. Et l’at­ten­tat de Nice était en­core dans toutes nos têtes. »

Sur OLTV, la chaîne of­fi­cielle du club de foot­ball, le ca­pi­taine Maxime Go­na­lons ex­pli­que­ra plus tard que, à ce mo­ment-là, ils avaient « tous en­vie de ren­trer en France au plus

« On avait tous en­vie de ren­trer en France au plus vite»

vite ». Seule­ment, à l’heure où les pre­miers joueurs tentent de trou­ver le som­meil, le match ami­cal n’est pas en­core an­nu­lé et au­cun avion ne peut dé­col­ler de la mé­ga­lo­pole stam­bou­liote.

Tout rentre dans l’ordre, hier au petit ma­tin. Après une courte nuit, le match du soir est of­fi­ciel­le­ment an­nu­lé vers 10 h 30. « Les joueurs n’étaient de toute fa­çon pas en état de jouer », fait sa­voir l’OL. La dé­lé­ga­tion veut ren­trer au plus vite et une au­to­ri­sa­tion est don­née pour le mi- lieu d’après-mi­di. A 15 h 30, heure fran­çaise, les Lyon­nais quittent Is­tan­bul et re­joignent, sou­la­gés, l’an­cienne ca­pi­tale des Gaules après trois heures d’un vol sans his­toires.

Is­tan­bul (Tur­quie), hier. Les joueurs lyon­nais ont quit­té la ville vers 15 h 30 après l’an­nu­la­tion du match qui de­vait les op­po­ser à l’équipe turque de Fe­ner­bah­çe.

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