Ma­diot fait don­ner sa garde suisse

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Cu­loz (Ain) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Marc Ma­diot, ma­na­geur de la FDJ DA­VID OPOCZYNSKI

« UN SUISSE, en Suisse, va 30 % plus vite ! C’est vé­ri­fié, prou­vé, en­té­ri­né ! J’ai tou­jours vu ça, même quand j’étais cou­reur : chez eux les Suisses sont in-te-nables ! » A deux pas de Sé­bas­tien Rei­chen­bach qui, à l’ombre du bus de son équipe, ré­cu­père sur les rou­leaux, Marc Ma­diot se ré­jouit de l’ar­ri­vée du Tour sur le ter­ri­toire hel­vè­tique pour les deux pro­chaines étapes.

Il faut dire qu’avec Rei­chen­bach, 4e hier et dé­sor­mais 14e du gé­né­ral, et Steve Mo­ra­bi­to, ar­ri­vé dans le groupe de Froome, le ma­na­geur de l’équipe FDJ pos­sède deux belles cartes pour briller dans les pro­chains jours et faire un peu ou­blier le dé­part de Thi­baut Pi­not. « Les cou­reurs sont dans l’ac­tion, ap­pré­cie Ma­diot. C’est un groupe qui a fait beau­coup de courses en­semble et qui sa­vait de­puis long­temps qu’il al­lait faire le Tour. Les gars sont donc ro­dés et so­li­daires. Mine de rien, dans les mo­ments de crise, c’est for­cé­ment un plus. »

« Un pe­tit top 15 sym­pa­thique à Pa­ris... »

Hier, sur un par­king écra­sé de so­leil, au coeur de Cu­loz, Rei­chen­bach, 27 ans, af­fi­chait tout de même des re­grets. « J’avais les jambes pour ga­gner, souf­flait l’an­cien cou­reur de IAM, ser­viette au­tour du cou. Mais je n’étais tel­le­ment pas à l’aise dans cette des­cente… » On lui parle de l’ab­sence de Pi­not. Il ré­pond que « sur une étape comme ça où Thi- baut sait très bien ma­noeu­vrer, il au­rait pu m’être pré­cieux, et in­ver­se­ment » . Mal­gré tout, c’est bien l’aban­don de son lea­deur qui l’amène à se mon­trer. « Oui mais si Thi­baut avait été là, j’au­rais pu tra­vailler à ses cô­tés et me tes­ter avec les ca­dors », glisse-t-il.

Tout en pre­nant des nou­velles du Tour de Po­logne où l’étape a été an­nu­lée, Marc Ma­diot re­vient sur la per­for­mance de son nou­veau lea­deur. « Il est ti­mide mais c’était quand même le pre­mier lieu­te­nant de Thi­baut Pi­not, sou­ligne-t-il. Il ne fait pas de bruit mais, si vous re­gar­dez bien, il n’est ja­mais loin des meilleurs. On est très heu­reux qu’il soit avec nous. L’équipe tra­vaille pour lui de­puis un pe­tit mo­ment, mais on le laisse faire sa pe­tite vie tran­quille. Il ne faut pas trop per­tur­ber les évo­lu­tions si on veut par­ve­nir à un pe­tit top 15 sym­pa­thique à Pa­ris… » A pro­pos de sym­pa­thie, l’ar­ri­vée de Steve Mo­ra­bi­to près du bus dé­clenche un beau mou­ve­ment d’en­thou­siasme dans le clan de l’équipe fran­çaise. Tapes sur l’épaule, fé­li­ci­ta­tions : le com­pa­triote de Rei­chen­bach est fé­li­ci­té pour son ha­bi­tuel bou­lot. A 33 ans, pour son 5e Tour, Mo­ra­bi­to a les yeux qui brillent à l’heure d’évo­quer l’ar­ri­vée de la course sur sa terre na­tale. « J’ai en­vie de pro­fi­ter de quelque chose de très fort sur le plan émo­tion­nel, sou­rit-il. Je vais juste ou­vrir grands les yeux et es­sayer de re­pé­rer les co­pains sur le bord de la route. Mais, qu’on soit d’ac­cord : je suis ve­nu pour bos­ser pour un lea­deur. Seb (Rei­chen­bach) est pla­cé. Donc j’ai en­vie de lui don­ner un coup de main. »

Avec deux cou­reurs suisses dans son équipe, Sé­bas­tien Rei­chen­bach (4e hier à Cu­loz, ici à gauche) et Steve Mo­ra­bi­to, la FDJ joue­ra en par­tie à do­mi­cile au­jourd’hui, l’ar­ri­vée de la 16e étape étant à Berne.

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