Un peu de re­pos, mais pas trop

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Fa­bian Can­cel­la­ra, cou­reur chez Trek LIONEL CHAMI

« LE TOUR n’est cer­tai­ne­ment pas joué, a af­fir­mé Ch­ris Froome hier. Il suf­fit d’une seule mau­vaise jour­née pour tout perdre… » Et per­sonne n’est à l’abri d’un jour sans dans la fou­lée d’une jour­née de re­pos mal gé­rée. Rien n’est lais­sé au ha­sard.

Alain Gal­lo­pin, di­rec­teur spor­tif de Bauke Mol­le­ma (Trek), le dau­phin de Froome, prône du clas­sique éprou­vé : « Du re­pos et une heure et de­mie de vé­lo. Ce qu’il faut évi­ter, c’est de trop man­ger le mi­di. Ce­la dit, l’étape de mer­cre­di (NDLR : de­main) ne dé­bute pas par un col, à la dif­fé­rence de la se­maine der­nière (NDLR : l’Env a l i r a , e n p r é a mb u l e d e la 10e étape, après une cou­pure). Tout cou­reur au­ra le temps de se mettre en jambes… »

« Peut-être une bière. Le vin, ce se­ra pour la fin de la sai­son »

Chez AG2R-la Mon­diale, on a ap­por­té de ré­cents chan­ge­ments dans l’en­traî­ne­ment, le re­pos et l’ali­men­ta­tion. « On es­saie de re­pro­duire ce qui se fait en course, afin que l’or­ga­nisme ne soit pas bru­ta­li­sé par un gros chan­ge­ment, ex­plique Ju­lien Jur­die, di­rec­teur spor­tif. On a dé­ca­lé les ho­raires d’en­traî­ne­ment pour se ca­ler sur ceux de la course. En­suite, les cou­reurs ne font pas la sieste. Il est pré­fé­rable de se re­po­ser sans dor­mir. Ils ne prennent pas non plus de vrai re­pas, ce qu’ils n’ont plus l’ha­bi­tude de faire, mais prennent plu­tôt une col­la­tion vers 15 heures. Si on charge l’or­ga­nisme en gly­co­gène (NDLR : des sucres lents) mi­di et soir, on n’est pas for­cé­ment bien le len­de­main. »

Une fois ces fon­da­men­taux res­pec­tés, le reste de la jour­née est à la carte, se­lon Ro­main Bar­det, 6e au clas­se­ment. « C’est as­sez per­son­nel et re­la­tif, ajoute le cou­reur tri­co­lore d’AG2R. Cer­tains veulent rou­ler, d’autres non. L’es­sen­tiel, c’est qu’il n’y a pas de contraintes ho­raires. On se lève, on mange quand on veut, on fait ce qu’on veut et… on fait les comptes le len­de­main. »

Chez Ri­chie Porte (BMC), 7e au clas­se­ment gé­né­ral, tout est as­sez mil­li­mé­tré. « Tout est gé­ré par les en­traî­neurs et le mé­de­cin, confie Yvon Le­da­nois, di­rec­teur spor­tif. Cer­tains au­ront be­soin de mon­ter un col, d’autres se­ront au re­pos to­tal, d’autres en­core fe­ront trente mi­nutes de vé­lo et s’ar­rê­te­ront boire un ca­fé, d’autres en­fin fe­ront une heure avec de pe­tites in­ten­si­tés. C’est aux lea­deurs de bien pla­ni­fier leurs be­soins avec l’en­traî­neur en fonc­tion des jours à ve­nir. Ce der­nier est en re­la­tion avec le dié­té­ti­cien de sorte que tout soit ré­glé : pe­tit dé­jeu­ner, dé­jeu­ner et dî­ner. »

Rien à voir avec l’ap­proche de Fa­bian Can­cel­la­ra ( Trek), « a ca­sa » dans sa bonne ville de Berne : « Je boi­rai peut-être une bière. Le vin, ce se­ra pour la fin de la sai­son. »

Sur les routes d’An­dorre, lun­di 11 jul­let. Lors de la pre­mière jour­née de re­pos, les cou­reurs d’AG2R-la Mon­diale ont ca­lé leurs ho­raires d’en­traî­ne­ment sur ceux de l’étape du len­de­main. Ils n’ont pas eu droit non plus à une sieste.

Moi­rans-en-Mon­tagne (Ju­ra), hier. Ar­thur Vi­chot se doit, avec le maillot tri­co­lore de cham­pion de France, « d’être pré­sent aux pre­mières loges » après la tra­gé­die de Nice.

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