Pen­dant ce temps, An­dy Schleck vend des vé­los…

Aujourd'hui en France - - SPORTS - It­zig (Luxem­bourg) De notre en­voyé spé­cial MAT­THIEU DE MARTIGNAC @MATDEMART

NEUF MOIS de tra­vaux in­ten­sifs sur une vieille grange fa­mi­liale ont don­né nais­sance à un temple du cyclisme. A It­zig, une pai­sible bour­gade si­tuée dans le sud du Luxem­bourg, An­dy Schleck a vu les choses en grand. Sur trois étages, le vain­queur du Tour de France 2010, qui a mis un terme à sa car­rière en oc­tobre 2014 en rai­son d’un ge­nou ré­cal­ci­trant, pro­pose ce qui se fait de mieux en ma­tière d’équi­pe­ments cy­clistes.

Que ce soit pour l’achat d’une simple bi­cy­clette, ou ce­lui d’un vé­lo de course pro­fes­sion­nel, l’an­cien cham­pion met un point d’hon­neur à conseiller lui-même ses clients. « Vous pou­vez pas­ser à l’im­pro­viste, je suis là presque tous les jours, af­firme le Luxem­bour­geois de 31 ans. Je connais par­fai­te­ment le ma­té­riel que nous ven­dons, car je l’ai soit uti­li­sé dans ma car­rière, soit tes­té per­son­nel­le­ment. Ici je m’oc­cupe de la vente, je gère les stocks, le per­son­nel… Ce ma­ga­sin, c’est comme mon deuxième en­fant », confie l’an­cien lea­deur de la for­ma­tion Trek.

Des vé­los, des casques, des vê­te­ments tech­niques, il n’y a que du bon ma­té­riel chez An­dy Schleck Cycle. « Vous pou­vez vous équi­per cor­rec­te­ment pour moins de 400 €, ma i s ç a p e u t mo n t e r j u s q u ’ à 14 000 € pour un mo­dèle pro­fes­sion­nel », in­dique le ca­det des frères Schleck, qui peut s’ap­puyer sur les der­nières avan­cées tech­no­lo­giques.

« Nous avons in­ves­ti dans une mac hi ne q ui pe r met de r é g l e r l a meilleure po­si­tion pos­sible sur un vé­lo en fonc­tion de votre mor­pho­lo­gie », dé­voile-t-il en mon­trant son Pre­ci­sion Fit* flam­bant neuf. « Toutes les équipes pros en pos­sèdent une. C’est un in­ves­tis­se­ment lourd qui me per­met de faire la dif­fé­rence », ex­plique-t-il.

Après avoir fi­ni leurs em­plettes, les pas­sion­nés peuvent al­ler se désal­té­rer au bar si­tué au fond du ma­ga­sin. C’est dans cet es­pace convi­vial que t r ône l e mu­sée per s on­nel d’An­dy. Tous ses tro­phées sont ex­po­sés sous une grande ver­rière. La coupe du Tour de France 2010, rem­por­tée après dé­clas­se­ment de l’Es­pa­gnol Con­ta­dor, est au centre. Ses plus beaux maillots, ain­si que les vé­los de ses ex­ploits, sont dis­po­sés tout au­tour. « Comme ça, je suis sûr qu’on n’ou­blie­ra pas le cham­pion que j’étais », lâche-t-il.

La ges­tion de ce concept store, qui a ou­vert ses portes en fé­vrier, oc­cupe la qua­si-to­ta­li­té de son temps. Mais l’an­cien pro garde tout de même un oeil avi­sé sur le pe­lo­ton, grâce à son frère Fränk (lire ci-des­sous), en lice sur l’édi­tion 2016, mais aus­si grâce à ses col­la­bo­ra­tions pour les TV da­noise et luxem­bour­geoise. « Le cyclisme s’est énor­mé­ment dé­ve­lop­pé ces cinq der­nières an­nées. Les jeunes sont de plus en plus pros, no­tam­ment sur la nu­tri­tion. Au dé­but de ma car­rière, on fai­sait une pause de deux mois l’hi­ver, au­jourd’hui il n’y a qua­si­ment plus de cou­pure », ana­lyse le re­trai­té spor­tif, qui af­firme avoir re­pris le vé­lo, après une in­ter­rup­tion to­tale de plus de huit mois. « J’es­saye de m’en­traî­ner trois fois par se­maine, mais j’y vais co­ol, c’est juste pour le plai­sir… et pour gar­der la forme ! »

« Ce ma­ga­sin, c’est comme mon deuxième en­fant »

* Ap­pa­reil qui per­met d’amé­lio­rer les per­for­mances à vé­lo. An­dy Schleck nous re­çoit dans son ma­ga­sin

It­zig (Luxem­bourg), le 27 juin. L’an­cien cham­pion An­dy Schleck, qui a mis un terme à sa car­rière en oc­tobre 2014 en rai­son d’un ge­nou ré­cal­ci­trant, ac­cueille lui-même les clients dans son ma­ga­sin. Il leur pro­pose du ma­té­riel der­nier cri.

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