Ca­va­ni, en­fin taille pa­tron ?

PSG.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - SYL­VIE DE MACEDO

Il EN A RÊVÉ. Il l’a même ré­cla­mé à l’en­vi ces trois der­nières an­nées. Zla­tan Ibra­hi­mo­vic par­ti, Edin­son Ca­va­ni, le plus gros trans­fert de l’his­toire de la Ligue 1 (64 M€), évo­lue­ra en­fin cette sai­son à son poste de pré­di­lec­tion, dans l’axe de l’at­taque pa­ri­sienne. Le PSG s’est bien mis en quête d’un deuxième at­ta­quant, mais, a prio­ri, plus pour sou­la­ger le Ma­ta­dor que pour ins­tau­rer une concur­rence. « En pointe, il est l’un des meilleurs à ce poste. Pour­quoi al­ler cher­cher ailleurs ? » af­fir­mait le pré­sident du club, Nas­ser Al-Khe­laï­fi dans nos co­lonnes le 3 juin der­nier. « Il a une grande op­por­tu­ni­té de de­ve­nir la ré­fé­rence of­fen­sive de l’équipe après le dé­part de Zla­tan », confiait éga­le­ment le nou­veau coach, Unai Eme­ry, en dé­bar­quant à Pa­ris, dé­but juillet.

Après avoir ba­la­dé son spleen sur tous les ter­rains de Ligue 1, le voi­là donc en pleine lu­mière, dans un re­gistre où il avait ins­crit 104 buts (en 138 matchs) à Naples. De quoi lui per­mettre en­fin de briller sous le maillot pa­ri­sien ? A voir. Ces trois der­nières an­nées, il a mar­qué un to­tal ho­no­rable de 81 buts, mais sans ja­mais se sous­traire aux cri­tiques. Y com­pris quand il opé­rait dans l’axe, où il n’a pas été plus ef­fi­cace que sur le cô­té (voir in­fo­gra­phie). En 2014-2015, les ab­sences ré­pé­tées de la star sué­doise (pour ses pro­blèmes au ta­lon ou des sus­pen­sions), l’avaient pour­tant ins­tal­lé dans sa po­si­tion pré­fé­ren­tielle sans pe­ser sur son ren­de­ment, avec no­tam­ment un long pas­sage à vide à l’au­tomne 2014 quand Ibra soi­gnait sa tal­al­gie.

Muet à la Co­pa Ame­ri­ca

L’an der­nier, son bi­lan dans l’axe est en­core plus ca­tas­tro­phique, avec seule­ment 3 buts en 988 mi­nutes de jeu (sur un to­tal de 25 réa­li­sa­tions). Et cet été, à la Co­pa Ame­ri­ca, ali­gné sur le front de l’at­taque de la Ce­leste dans un 4-4-2, il est res­té muet, té­moi­gnant d’une grande mal­adresse.

Comme si, à force d’être exi­lé sur un cô­té, il avait per­du son ins­tinct de bu­teur. « On a un grand at­ta­quant. Mais il a en­core la pos­si­bi­li­té de pro­gres­ser. C’est là le dé­fi du club, le mien et le sien », concé­dait Eme­ry à son ar­ri­vée. Le jeu plus di­rect et ra­pide prô­né par le tech­ni­cien es­pa­gnol de­vrait conve­nir da­van­tage à l’Uru­guayen. Et Ca­va­ni, de re­tour au camp des Loges de­puis jeu­di der­nier, en­tend bien en pro­fi­ter. D’ailleurs, contrai­re­ment aux étés pré­cé­dents, au­cune ru­meur — ou très peu — ne cir­cule sur des en­vies de dé­part de l’at­ta­quant de 29 ans, sous contrat jus­qu’en 2018. Le PSG en­vi­sa­ge­rait même de le pro­lon­ger. Son heure a son­né. Et dé­sor­mais, il n’au­ra plus d’ex­cuses. mi­nutes de jeu dans l’axe mi­nutes dans l’axe mi­nutes dans l’axe

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