Tous lo­gés à la même en­seigne

Aujourd'hui en France - - SPORTS - De nos en­voyés spé­ciaux Pas­cale Tho­mas, res­pon­sable des hé­ber­ge­ments chez ASO OLI­VIER FRAN­ÇOIS

LES ALPES sont bleues, ou rouges, ou jaunes, ou noires… De drôles de bour­geons ont dé­jà fleu­ri sur le ver­sant suisse et s’ap­prêtent à le faire cô­té fran­çais. Il suf­fit de se ba­la­der dans les villes, les fau­bourgs ou même la cam­pagne pour voir, çà et là, s’agré­ger au­tour des hô­tels des en­gins de même cou­leur, bus, ca­mions, et voi­tures. Et dans leur sillage, des hommes af­fai­rés. Le Tour de France, c’est un peu c omme un c i r - que. On l’aper­çoit de loin. Sauf que, vu son gi­gan­tisme, il dis­sé­mine ses ouailles un peu par­tout, dès la veille de l’étape, dans les en­vi­rons de son point de dé­part. « C’est une vé­ri­table ma­chine, ce­la re­pré­sente 1 700 per­sonnes à lo­ger, tout com­pris, sou­ligne Pas­cale Tho­mas, la res­pon­sable des hé­ber­ge­ments chez ASO, l’or­ga­ni­sa­teur de l’épreuve. C’est bien simple, nous sommes quatre à tra­vailler à temps plein et nous nous y pre­nons un an à l’avance pour tout ré­ser­ver. »

Les équipes se voient donc at­tri­buer leurs lieux de tran­sit et les res­pectent à la lettre. Aux riches et aux puis­sants les pa­laces, aux autres les se­conds choix ? « Pas du tout, ré­torque Pas­cale Tho­mas. Nous avons un ca­hier des charges bien pré­cis. Les hô­tels doivent être si­tués le plus près pos­sible du dé­part ou de l’ar­ri­vée d’une étape, être équi­pés de res­tau­rants, de par­kings, de chambres confor­tables. Le mi­ni­mum, c’est deux ou trois étoiles, et il n’y a pas de maxi­mum… Mais sur­tout, au bout du compte, il faut que tout le monde soit à éga­li­té, en termes d’étoiles et de ki­lo­mètres ef­fec­tués. »

On ima­gine les cal­culs sa­vants. « Nous nous ser­vons d’un simple lo­gi­ciel Ex­cel, ajoute celle qui a dé­jà vingt Tours à son ac­tif. Ça peut va­rier d’une étape à l’autre. Une équipe trouve de meilleures pres­ta­tions qu’une autre un jour mais c’est l’in- verse le len­de­main ou le sur­len­de­main. La dif­fi­cul­té, c’est qu’elles ont de plus en plus de ma­té­riel, de vé­hi­cules : ce­la né­ces­site beau­coup plus de place qu’avant. C’est par­fois com­pli­qué, sur­tout en mon­tagne quand il faut s’oc­cu­per de leur éva­cua­tion pour les lo­ger dans la val­lée. »

Sky, pas plus que Mo­vis­tar, BMC, AG2R ou Di­rect Ener­gie n’a son mot à dire. « Au dé­but du Tour, on re­met à toutes les équipes un ques­tion­naire sur l’hé­ber­ge­ment pour qu’elles nous trans­mettent leur avis une fois qu’il est ter­mi­né, pré­cise Pas­cale Tho­mas. Et on se rend compte que, fi­nal e me n t , c e q u i l eur i mporte l e plus, c’est la qua­li­té de l’ac­cueil de l’hô­te­lier, le re­la­tion­nel. Les re­tours sont po­si­tifs en gé­né­ral, même s’il peut y avoir un pro­blème ponc­tuel. » La sé­cu­ri­té, en re­vanche, ne concerne pas ASO. Toutes les in­for­ma­tions sont don­nées à la gen­dar­me­rie et à la po­lice qui se chargent d’ef­fec­tuer des rondes. Au­cun sou­ci ma­jeur n’a été en­re­gis­tré jusque-là.

« Ce qui im­porte le plus aux équipes, c’est la qua­li­té de l’ac­cueil de l’hô­te­lier, le re­la­tion­nel »

Fri­bourg (Suisse), hier. L’équipe Di­rect Ener­gie de Tho­mas Voe­ck­ler a pas­sé sa jour­née de re­pos à l’hô­tel Aux rem­parts. Un hé­ber­ge­ment at­tri­bué, comme pour toutes les for­ma­tions, par ASO, l’or­ga­ni­sa­teur du Tour de France.

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