« J’ai­me­rais bien voir des aliens »

« IN­DE­PEN­DENCE DAY : RE­SUR­GENCE ». C’est Ro­land Em­me­rich, le réa­li­sa­teur du pre­mier « In­de­pen­dence Day », qui est aux com­mandes pour cette suite. Il nous ex­plique pour­quoi elle lui a pris vingt ans.

Aujourd'hui en France - - LES SORTIES AU CINÉMA - Londres (Royaume-Uni) De notre envoyé spé­cial Pro­pos re­cueillis par ALAIN GRAS­SET

« STARGATE », « God­zilla », « le Jour d’après », « 2012 », c’est lui. Rol and Em­me­rich (notre pho­to), 60 ans, le réa­li­sa­teur et pro­duc­teur al­le­mand qui fait car­rière à Hol­ly­wood a en­fin tour­né « In­de­pen­dence Day : Re­sur­gence », la suite de son « In­de­pen­dence Day » sor­ti il y a vingt ans, un block­bus­ter à 200 M$ (182 M€). En­tre­tien dans la suite d’un pa­lace de Londres. Beau­coup de fans d’« In­de­pen­dence Day » at­ten­daient avec im­pa­tience la suite. Pour­quoi avez-vous at­ten­du aus­si long­temps pour la réa­li­ser ? RO­LAND EM­ME­RICH. En fait, je ne suis pas un grand fan des suites, des fran­chises en gé­né­ral. Je pré­fère tour­ner des films ori­gi­naux, plus per­son­nels. Mais ce n’est pas le cas pour « In­de­pen­dence Day », qui ne res­semble à au­cun de mes autres films, parce qu’il est de­ve­nu une sorte de clas­sique dans le genre, avec des sé­quences in­croyables. Un film uni- que. Et comme beau­coup de gens me ré­cla­maient cette suite, je me suis dit que je pou­vais faire une ex­cep­tion. Quand avez-vous dé­ci­dé de vous lan­cer dans l’aven­ture ? J’ai com­men­cé à y pen­ser sé­rieu­se­ment à par­tir de 2008. Mais j’étais très pris sur « 2012 », et j’ai re­pous­sé l’écri­ture de ce nou­veau « In­de­pen­dence Day ». La tech­no­lo­gie, les ef- fets spé­ciaux nu­mé­riques avaient alors énor­mé­ment pro­gres­sé. Et je me suis dit que ce se­rait for­mi­dable de pou­voir uti­li­ser toutes ces nou­velles tech­no­lo­gies. Vous êtes tou­jours fas­ci­né par les ex­tra­ter­restres ? Oh ! oui ! Je crois qu’il peut y avoir des aliens. Moi, j’ai­me­rais bien les voir, ça se­rait très in­té­res­sant. Il y en au­rait peut-être des bons et des mau­vais. Et j’avoue que ce se­rait co­ol si je pou­vais al­ler faire un pe­tit voyage dans l’es­pace. Pour­quoi Will Smith, qui était la star d’« In­de­pen­dence Day », ne fi­gure-t-il pas au gé­né­rique de cette suite ? Je lui ai pro­po­sé. Il était par­tant, avant qu’il ne change d’avis il y a trois ans. Comme il ve­nait de jouer avec son fils Ja­den dans « Af­ter Earth », un film de science-fic­tion sur un su­jet un peu proche, il a re­fu­sé. Je l’ai re­gret­té et puis, le film se dé­rou­lant vingt ans plus tard, j’ai pen­sé qu’il fal­lait ra­jeu­nir le cas­ting avec l’ar­ri­vée d’ac­teurs moins connus que lui. La dis­tri­bu­tion est une étape im­por­tante dans le mon­tage d’un film, car elle peut ga­ran­tir le suc­cès ou non du film. J’ai donc en­ga­gé l’ac­teur aus­tra­lien Liam Hem­sworth. Il a 26 ans. C’est un vrai mec, grand, beau, par­fait pour ce film où il y a beau­coup de sé­quences d’ac­tion.

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