Le Fnac Live sous sur­veillance

FES­TI­VAL. L’édi­tion 2016 du fes­ti­val pa­ri­sien gra­tuit se­ra sou­mise à de sé­vères condi­tions de sé­cu­ri­té rap­pe­lant celles qui ré­gnaient dans les fan-zones de l’Eu­ro.

Aujourd'hui en France - - LOISIRS ET SPECTACLES - Be­noît Brayer, le res­pon­sable de l’évé­ne­ment EM­MA­NUEL MAROLLE

EN UN AN, tout a chan­gé. Sauf la mu­sique. Le Fnac Live, fes­ti­val gra­tuit en plein coeur de Pa­ris, place de l’Hô­tel-de-Ville, dé­marre ce soir pour quatre soi­rées al­lé­chantes de 18 heures à mi­nuit, et une pro­gram­ma­tion flam­boyante avec entre autres Jain au­jourd’hui, Vian­ney et Yael Naim de­main, Hy­phen Hy­phen ven­dre­di, et Louise At­taque sa­me­di.

De quoi faire la fête… mais dans une drôle d’am­biance. « Je re­gar­dais hier les pho­tos du concert de Ch­ris­tine and The Queens l’an der­nier au fes­ti­val, ra­conte Be­noît Brayer, le res­pon­sable de l’évé­ne­ment. Il y avait quelque chose comme 40 000 per­sonnes. C’était énorme. Un an après, c’est dif­fi­cile de ré­ali- ser que ce ne se­ra plus pos­sible. »

Plus rien ne se­ra comme avant, comme avant Nice ou le Ba­ta­clan, et le Fnac Live doit faire avec. « Nous n’avons pas le choix, si­non le fes­ti­val n’au­rait pas eu lieu. » La ques­tion de l’an­nu­la­tion s’est réel­le­ment po­sée après l es at­ten­tats du 13 No­vembre. Puis les or­ga­ni­sa­teurs et les au­to­ri­tés ont mis en place un sys­tème de sé­cu­ri­té dra­co­nien.

Ou­blié l e site com­plè­te­ment ou­vert comme les an­nées pré­cé­dentes. Dé­sor­mais, la place de l’Hô­telde-Ville fonc­tionne comme une fan­zone. « L’idée est de créer une arène en centre-ville. Elle est dé­li­mi­tée par des bar­rières oc­cul­tantes bâ­chées de plus de 2,20 m qui se­ront en­tou­rées de forces de l’ordre pour évi­ter que quel­qu’un veuille pas­ser par-des­sus. Il y au­ra quatre sor­ties à c haque c oi n du site. Et le seul acc è s pour e nt r e r se­ra ave­nue Vic­to­ria, où au­ra lieu une fouille mé­ti­cu­leuse sur des di­zaines de files. » Le Fnac Live dé­con­seille dé­jà au pu­blic de ve­nir avec des gros sacs à dos, de gros ap­pa­reils pho­to, des pous­settes, et même des bou­teilles d’eau. « Si­non, il fau­drait contrô­ler chaque li­quide conte­nu dans les bou­teilles, ce qui est to­ta­le­ment im­pos­sible, re­prend Be­noît Brayer. Dans l’en­ceinte du fes­ti­val, il y au­ra des bars pas trop chers, avec la bou­teille d’eau à 2 € et les so­das à 2,50 €. Et des fon­taines à eau gra­tuites, mais qui risquent d’être vite prises d’as­saut vu la cha­leur. »

Car il de­vrait faire beau et chaud pour pro­fi­ter plei­ne­ment de la mu­sique, parce qu’il s’agit avant tout de ça. « Notre pré­oc­cu­pa­tion est d’as­su­rer la sé­cu­ri­té des per­sonnes qui se­ront sur le site. A l’ex­té­rieur, les au­to­ri­tés ont ren­for­cé la sé­cu­ri­té de­puis l’at­ten­tat de Nice. Le Fnac Live est sous contrôle », pro­met le res­pon­sable.

« Nous n’avons pas le choix, si­non le fes­ti­val n’au­rait pas eu lieu »

Le Fnac Live, c’était un fes­ti­val ou­vert, ac­ces­sible aux ba­dauds de pas­sage. Sé­cu­ri­té oblige, l’am­biance se­ra bien dif­fé­rente cette an­née mais la pro­gram­ma­tion est au top.

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