De James Bond à « Sex Bomb »

Aujourd'hui en France - - LOISIRS ET SPECTACLES - Tom Jones Pro­pos re­cueillis par ERIC BU­REAU

GOD SAVE Tom Jones. A 76 ans, il joue tou­jours la « Sex Bomb » sur scène, comme ce soir aux Soi­rées de la Ci­ta­delle, à Saint-Tro­pez, puis le 30 juillet au très sé­lect Spor­ting Sum­mer Fes­ti­val de Mo­na­co. Le chan­teur gal­lois — né Tom Wood­ward — à la car­rure de boxeur conti­nue aus­si d’en­re­gis­trer de bons disques. Pour la sor­tie de « Long Lost Suit­case », al­bum de re­prises de chan­sons qui ont mar­qué sa vie, et son au­to­bio­gra­phie en an­glais, « Over the Top and Back », nous l’avons ren­con­tré en oc­tobre der­nier à Londres. La star ano­blie par la reine parl e avec hu­mour de s e s 50 ans de car­rière, ses hauts — « It’s not Unu­sual » en 1965, le thème du James Bond « Opé­ra­tion Ton­nerre » en 1969, la re­prise de « Kiss » en 1988, « Sex Bomb » en 1999 —, et ses bas. Votre vie com­mence drô­le­ment. TOM JONES. Ah ça, oui, j’ai failli mou­rir. Je ne criais pas, ne pleu­rais pas, la sage-fem- me pen­sait que j’étais mort. Ma grand­mère m’a sau­vé en me plon­geant dans l’eau froide. J’ai eu la chance de gran­dir dans une fa­mille très sou­dée. Avec mes cou­sins, nous sommes tou­jours très proches. Quand je chante à Car­diff, ils viennent tous. Ils vivent dans des villes au nom im­pro­non­çable (rires). Une fa­mille simple, dans un pays simple… C’est ce qui m’a per­mis de gar­der les pieds sur terre. J’ai tra­vaillé dans le bâ­ti­ment, sur les routes, je sais ma­nier un mar­teau-pi­queur… Le suc­cès n’en a été que plus beau. Le vin fran­çais, quand vous avez tou­jours bu de la bière gal­loise, c’est quelque chose ! La pre­mière gor­gée de Dom Pe­ri­gnon… Il ne vous a ja­mais fait tour­ner la tête ? La cé­lé­bri­té fait juste res­sor­tir ce que vous êtes avant, un mec bien ou pas. Dans votre livre, vous dites n’avoir ja­mais pris de drogue. Elle m’au­rait dé­tour­né de mon mé­tier et em­pê­ché de dor­mir. Alors que le som­meil, pour moi, est es­sen­tiel. Même l’al­cool, avec l’âge, j’en prends de moins en moins. Et puis j’ai tou­jours fait du sport, pour m’en­tre­te­nir. Votre car­rière a été en dents de scie. J’ai un seul re­gret. Avoir re­fu­sé en 1968 « Wi­thout Love », une chan­son écrite par Paul McCart­ney. Ce fut un tube. Dans les an­nées 1980, ça ne me dé­ran­geait pas de j ouer dans des en­droits sor­dides aux Etats-Unis. Je n’avais pas le choix. Mes al­bums ne sor­taient plus en Eu­rope. Mais même dans les pé­riodes de vaches maigres, je res­tais at­ten­tif à la nou­veau­té en mu­sique. J’ai no­tam­ment tra­vaillé avec Art Of Noise sur la re­prise du « Kiss ». Une autre chan­son, « Sex Bomb », a re­lan­cé votre car­rière. J’ai chan­gé la pre­mière ver­sion qui di­sait « I’m your sex bomb » (NDLR : je suis ta bombe sexuelle). Ma belle-fille m’a dit : « A ton âge, ne se­rait-il pas plus lo­gique de chan­ter You’re my sex bomb (NDLR : tu es ma bombe sexuelle). » Elle avait mal­heu­reu­se­ment rai­son (rires).

« Dans les an­nées 1980, ça ne me dé­ran­geait pas de jouer dans des en­droits sor­dides aux Etats-Unis »

Le chan­teur Tom Jones, 76 ans, brille tou­jours sur scène.

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