Le paie­ment par smart­phone, mode d’em­ploi

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - A.R.

LES SER­VICES de paie­ment par té­lé­phone — Apple Pay, Orange Cash, etc. — mé­ritent quelques ex­pli­ca­tions.

Qui peut en pro­fi­ter ? Pour uti­li­ser Apple Pay, il faut être pro­prié­taire d’un mo­dèle d’iP­hone der­nier cri, 6, 6s ou 5sE, mais aus­si avoir une carte Vi­sa et être client chez BPCE (ex-Banque po­pu­laire-Caisse d’épargne) ou Car­re­four Banque (avec une carte Pass Mas­terCard). Seuls ces éta­blis­se­ments ban­caires ont à ce jour un par­te­na­riat avec Apple. Les abon­nés à l’opé­ra­teur Orange peuvent, eux, de­puis oc­tobre 2015, uti­li­ser un sys­tème équi­valent bap­ti­sé Orange Cash. Ce der­nier fonc­tionne à par­tir d’une ap­pli­ca­tion à ins­tal­ler sur un smart­phone An­droid ou Win­dows com­pa­tible avec la norme NFC (liai­son sans contact). Con­trai­re­ment à Apple Pay, qui per­met un pré­lè­ve­ment du mon­tant des achats di­rec­te­ment sur le compte ban­caire de l’uti­li- sa­teur, Orange Cash est une sorte de ca­gnotte élec­tro­nique sur la­quelle on verse de l’ar­gent jus­qu’à hau­teur de 1 000 €.

Le paie­ment sans contact par smart­phone est dis­po­nible dans en­vi­ron 400 000 points de vente en France, ceux équi­pés d’un ter­mi­nal adap­té af­fi­chant une pe­tite icône en forme d’éven­tail. Cer­taines en­seignes ont équi­pé tous leurs ma­ga­sins : Car­re­four (su­per et hy­per­mar­chés), Fnac, Co­jean, Flunch, To­tal, Se­pho­ra… et, bien sûr, Apple Store.

Com­bien ça coûte ? Rien pour l’uti­li­sa­teur dans le cas d’Apple Pay. Banques, opé­ra­teurs et fa­bri­cants se par­tagent les coûts. Le chiffre de 0,15 % de com­mis­sion ver­sé à Apple à chaque tran­sac­tion est sou­vent évo­qué, sans que la marque ca­li­for­nienne confirme ce mon­tant. Les uti­li­sa­teurs d’Orange Cash sont, eux, fac­tu­rés 0,79 € à chaque re­charge de leur ca­gnot- te vir­tuelle, sauf s’ils font un vi­re­ment di­rect de­puis leur compte ban­caire.

Cette tech­no­lo­gie est-elle sûre ? En uti­li­sant une carte ban­caire de fa­çon clas­sique, on ex­pose aux yeux des autres son nu­mé­ro de carte mais aus­si et sur­tout le code de sé­cu­ri­té à trois chiffes qui se trouve au dos. Avec le paie­ment par smart­phone, non. Le nu­mé­ro de la carte est en par­tie mas­qué sur l’écran du té­lé­phone et n’est pas uti­li­sé pour la tran­sac­tion. A la place, un nu­mé­ro de compte unique est créé et cryp­té avec un code de sé­cu­ri­té propre à chaque tran­sac­tion. Chaque paie­ment exige aus­si une va­li­da­tion par le sys­tème de re­con­nais­sance di­gi­tale des smart­phones équi­pés ou du code de dé­ver­rouillage de l’ap­pa­reil. « Les dé­tails de vos tran­sac­tions ne sont pas sto­ckés afin qu’il soit im­pos­sible de re­mon­ter jus­qu’à vous, as­sure même Apple. Vos der­niers achats sont conser- vés dans Wal­let par com­mo­di­té, mais ce­la ne va pas plus loin. » Les risques de pi­ra­tage, au mo­ment de la tran­sac­tion sans fil, sont ex­trê­me­ment faibles puisque la liai­son entre smart­phone et ter­mi­nal de paie­ment est très courte. Il faut ap­pro­cher son té­lé­phone à moins de 2 cm de ce ter­mi­nal de paie­ment.

Que se passe-t-il en cas de perte ou de vol du smart­phone ? Chaque éta­blis­se­ment ban­caire et opé­ra­teur (dans le cas d’Orange) a pré­vu un centre d’ap­pels, ou­vert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 heures, pour pré­ve­nir de la perte ou du vol d’un smart­phone et désac­ti­ver à dis­tance la fonc­tion paie­ment sans contact. Les uti­li­sa­teurs d’un iP­hone peuvent uti­li­ser la fonc­tion « lo­ca­li­ser mon iP­hone » pour le mettre en mode « per­du » et désac­ti­ver Apple Pay et, s’ils le sou­haitent, ef­fa­cer in­té­gra­le­ment le conte­nu de leur ap­pa­reil.

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