Presque des conduc­teurs mo­dèles

VA­CANCES. Les au­to­mo­bi­listes se montrent plus pru­dents l’été… quand les en­fants sont là. Sauf en ce qui concerne les pauses.

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - Na­tha­lie Iris­son, porte-pa­role de l’as­so­cia­tion At­ti­tude Pré­ven­tion HÉ­LÈNE DAUSCHY

LES PA­RENTS, meilleurs conduc­teurs pen­dant les va­cances qu’en temps nor­mal ! C’est ce qui res­sort d’une étude de l’as­so­cia­tion At­ti­tude Pré­ven­tion que nous dé­voi­lons au­jourd’hui, à la veille d’un nou­veau grand rush sur les routes de l’été et qui fait état du com­por­te­ment des pa­rents au vo­lant en pré­sence de leurs en­fants. Neuf pa­rents sur dix re­con­naissent avoir dé­jà eu des com­por­te­ments à risque — comme dé­pas­ser la li­mi­tat i on de vi­tesse, pour 61 % d’entre eux — alors que leur en­fant se trou­vait à leur cô­té. « Un chiffre alar­mant », s’in­quiète Na­tha­lie Iris­son, porte-pa­role de l’as­so­cia­tion.

Pour­tant, sur la route des va­cances, les pa­rents se montrent plus ver­tueux. Seuls 29 % re­con­naissent avoir dé­jà dé­pas­sé les vi­tesses au­to­ri­sées dans ces condi­tions. « Quand on part en va­cances, on an­ti­cipe, on est plus se­rein, on part dans de meilleures condi­tions », avance Na­tha­lie Iris­son. « L’idée d’avoir ses en­fants sur la ban­quette ar­rière in- cite tout de même à être plus pru­dent », fait re­mar­quer Vincent, un père de deux en­fants qui n’hé­site pas à par­cou­rir de longs tra­jets.

Un seul bé­mol sub­siste pour la moi­tié des au­to­mo­bi­listes in­ter­ro­gés : le temps de pause, vi­ve­ment re­com­man­dé toutes les deux heures, non res­pec­té sur les routes des va­cances. « Je peux conduire pen­dant trois heures sans au­cun pro­blème », re­con­naît Vincent. « Gé­né­ra­le­ment, les conduc­teurs ne res­sentent pas le be­soin de s’ar­rê­ter après deux heures », af­firme la porte-pa­role. C’est le cas de 61 % des pa­rents. A tort, puisque la som­no­lence au vo­lant est l’une des pre­mières causes des ac­ci­dents mor­tels sur l’au­to­route (23,6 % en 2015).

Con­sé­quence : plus d’un pa­rent sur quatre conduit en étant fa­ti­gué, avec les en­fants à cô­té. « Un nombre en­core trop im­por­tant », alerte la porte-pa­role. Fi­ni donc les tra­jets de trois, quatre ou cinq heures sans s’ar­rê­ter, sous pré­texte de ne pas vou­loir dé­ran­ger les en­fants (en­fin)

« Quinze mi­nutes de pause sont suf­fi­santes pour re­char­ger les bat­te­ries »

pai­si­ble­ment en­dor­mis sur la ban­quette ar­rière, ou tout sim­ple­ment pour ar­ri­ver plus vite à des­ti­na­tion. « On ne peut pas main­te­nir son at­ten­tion plus de deux heures en conti­nu der­rière un vo­lant. Quinze mi­nutes de pause sont suf­fi­santes pour re­char­ger les bat­te­ries et se dé­gour­dir les jambes », es­time Na­tha­lie Iris­son, qui conseille de sor­tir, mar­cher, s’aé­rer, mais aus­si de bien s’hy­dra­ter et de man­ger lé­ger. En re­vanche, exit la sieste du­rant plus de dix mi­nutes, qui risque de plon­ger le conduc­teur dans un som­meil plus pro­fond et de l’en­gour­dir à son ré­veil. « La pause peut aus­si être le mo­ment de pas­ser le vo­lant », rap­pelle la porte-pa­role de l’as­so­cia­tion.

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