Froome l’in­tou­chable

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Fin­haut-Emos­son (Suisse) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux OLI­VIER FRAN­ÇOIS

PERCHÉ sur un ta­bou­ret, la tête pro­té­gée par une om­brelle, le Maillot jaune étin­celle à 2 000 m d’al­ti­tude face au so­leil qui perce au-des­sus du mont Blanc. L’ef­fort n’a pas mar­qué Ch­ris Froome. La mine épa­nouie, le lea­deur des Sky, qui vient de mon­trer, s’il en était be­soin, qu’il n’a pas de ri­val dans ce Tour, ré­pond aux jour­na­listes, un coup en an­glais, un autre en ita­lien, puis en fran­çais.

En­core quelques se­condes grap­pillées

Les langues va­rient mais le sens est le même. « C’était une étape im­por­tante car elle ve­nait après une jour­née de re­pos et elle lan­çait un bloc de quatre jours dé­ci­sifs, dit-il po­sé­ment. Tout s’est bien pas­sé. Quand j’ai re­joint Ri­chie Porte (BMC), je n’ai pas vou­lu en ra­jou­ter pour gar­der des forces pour le contre-la-montre ( NDLR : 17 km en côte au­jour- d’hui). » Em­me­né dans un fau­teuil par sa garde noire, qui a étouf­fé une à une les vel­léi­tés de ses ad­ver­saires avec son train d’en­fer dans la der­nière as­cen­sion, lais­sant à peine une pe­tite fe­nêtre à son an­cien co­équi­pier et ami Ri­chie Porte (BMC), le Bri­tan­nique a con­trô­lé les dé­bats et grap­pillé quelques se­condes.

Il a sur­tout vu, une nou­velle fois, que ses lieu­te­nants étaient presque aus­si forts que lui et qu’il pou­vait tra­ver­ser les Alpes tran­quille­ment, en route vers un troi­sième sacre après 2013 et 2015. L’éton­nant Poels, Nieve ou en­core He­nao jouent à mer­veille les chiens de ber­ger. « Cette équipe est in­croyable ! s’ex­clame Froome. J’ai huit cou­reurs au­tour de moi qui ne pensent qu’à mon suc­cès. Ce n’est pas le cas dans toutes les autres for­ma­tions où cer­tains peuvent al­ler cher­cher des vic­toires d’étape. Si je ne les avais pas, peu­têtre que je ne pour­rais pas vi­ser le clas­se­ment gé­né­ral. » Peut-être…

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