Char­lotte, 12 ans, ac­cro à son club de Sei­gnosse

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Jean-Pierre, 56 ans V. MD.

QUAND JEAN- PI ERRE et son épouse ont pro­po­sé il y a quelques mois à leur fille Char­lotte, 12 ans, de s’éva­der, pour une fois, ailleurs cet été, leur de­moi­selle « s’est mise à pleu­rer ». Alors, pour évi­ter le coup de blues, toute la fa­mille de Bou­logne-Billan­court ( Hauts-de-Seine) rem­pile et re­tourne au club de va­cances Be­lam­bra des Es­ta­gnots à Sei­gnosse (Landes). C’est i ci , f ace à l’océan, entre les dunes en­so­leillées et la pi­nède, qu’elle étend ses ser­viettes trois se­maines du­rant en juillet de­puis une dou­zaine d’an­nées.

« Pour la pe­tite, cette des­ti­na­tion fait par­tie de son ri­tuel de va­cances. Elle se construit des sou­ve­nirs. Elle y a créé des liens af­fec­tifs, elle y re­trouve la pis­cine, ses amis, les ani­ma­teurs qui jouent aus­si le rôle de grand frère. Elle adore les soi­rées piz­zas, les ba­tailles d’eau, la pré­pa­ra­tion du spec­tacle. Elle connaît par­fai­te­ment les lieux, alors elle choi­sit son pro­gramme à la carte », dé­crit Jean-Pierre, 56 ans, res­pon­sable d’un ser­vice d’in­gé­nie­rie. La porte du vaste ap­par­te­ment au bord de l’océan est aus­si tou­jours ou­verte à ses grands en­fants nés d’une union pré­cé­dente et qui achèvent leurs études. « Ils dé­barquent avec leur co­pain, leur co- pine, on tourne tou­jours à 5-6 per­sonnes, ça met de l’am­biance », sa­voure-t-il. Les pa­rents y trouvent leur compte. « Char­lotte peut vivre sans nous, il n’y a pas de route à tra­ver­ser pour se rendre à la plage. C’est éga­le­ment la ré­gion qui nous a fait res­ter. On n’est pas loin du pays Basque, qu’on adore. On a ra­re­ment eu du mau­vais temps. On n’a pas l’im­pres­sion d’une rou­tine. On cherche à chaque fois à vi­si­ter quelque chose de nou­veau, no­tam­ment en Es­pagne, en al­lant à SaintSé­bas­tien ou à Bil­bao au mu­sée Gug­gen­heim. On dé­couvre de nou­velles ac­ti­vi­tés comme le stand-up paddle (NDLR : large planche de surf sur la­quelle on est de­bout avec une pa­gaie) », s’en­thou­siasme-t-il.

Ces es­ti­vants n’ont « pas d’ha­bi­tudes ». « Mais plu­tôt des repères qui nous font ga­gner du temps. A la longue, on sait quand et où se trouvent les plus beaux mar­chés, les meilleures fêtes lan­daises, les fa­bri­cants de foie gras… » Pour au­tant, ces Fran­ci­liens ne sont pas sûrs d’être au ren­dez-vous l’an­née pro­chaine. « On risque de faire une pre­mière in­fi­dé­li­té à Sei­gnosse, on a en­vie de s’en­vo­ler vers les Etats-Unis », pro­jette-t-il. Char­lotte se­rait prête à faire une ex­cep­tion pour l’Amé­rique.

« Des repères qui nous per­mettent de ga­gner du temps »

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