Le sacre de Trump

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - C. S

PRO­MIS, mal­gré la so­len­ni­té du mo­ment, « Trump fe­ra du Trump », as­sure son en­tou­rage. Le can­di­dat, dé­sor­mais of­fi­ciel, du par­ti conser­va­teur à l’élec­tion pré­si­den­tielle du 8 no­vembre de­vait pro­non­cer cette nuit son grand oral clô­tu­rant la conven­tion d’in­ves­ti­ture du Par­ti ré­pu­bli­cain à Cle­ve­land. Cen­sé li­vrer sa vi­sion du monde, ce dis­cours de­vait être par­ti­cu­liè­re­ment axé sur le ter­ro­risme, « étant don­né ce qui s’est pas­sé aux Etats-Unis et dans le monde au cours du mois écou­lé ».

Une se­maine mar­quée par les po­lé­miques

Le mil­liar­daire contro­ver­sé doit en tout cas re­dou­bler d’ha­bi­le­té pour sé­duire et mettre son camp en ordre de marche, après une se­maine par­ti­cu­liè­re­ment mou­ve­men­tée. Ces quatre jours ont été mar­qués par plu­sieurs ra­tés et po­lé­miques, dont le dis­cours de son ex-ri­val, Ted Cruz, mer­cre­di, a été l’apo­gée.

Mal­gré les huées de l’as­sis­tance, le lea­deur de la droite chré­tienne a en ef­fet re­fu­sé d’ap­pe­ler à vo­ter pour le vain­queur des pri­maires, in­vi­tant les ré­pu­bli­cains à choi­sir « se­lon leur conscience ». Ted Cruz a no­tam­ment ex­pli­qué ne pas être un « ca­niche ser­vile » ni avoir pour ha­bi­tude « de sou­te­nir les gens qui at­taquent [sa] femme et [son] père ». Une ré­fé­rence à la ba­taille des pri­maires du­rant la­quelle les deux hommes se sont ren­dus coup pour coup.

Mar­di, c’était au tour de la femme de Do­nald Trump, le man­ne­quin slo­vène Me­la­nia Trump, de dé­frayer la chronique. De longs pas­sages de son dis­cours étaient di­rec­te­ment pla­giés d’un dis­cours de Mi­chelle Oba­ma da­tant de 2008. Ce que l’équipe Trump a fi­na­le­ment re­con­nu après quelques jours de flot­te­ment.

Cle­ve­land (Ohio), hier soir. Le can­di­dat of­fi­ciel des Ré­pu­bli­cains de­vait clore la conven­tion du par­ti par son grand oral.

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