La clause de conscience des phar­ma­ciens sus­pen­due

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ -

DE­VANT « l’émoi et l’in­com­pré­hen­sion » pro­vo­qués par l’in­tro­duc­tion d’une clause de conscience dans son code de dé­on­to­lo­gie, l’ordre des phar­ma­ciens a dé­ci­dé de sus­pendre la consul­ta­tion de la pro­fes­sion. La créa­tion d’une clause de conscience au­rait pu per­mettre aux phar­ma­ciens de re­fu­ser de vendre des contra­cep­tifs. Hier, la mi­nistre des Droits des femmes, Lau­rence Ros­si­gnol, a sa­lué une « sage dé­ci­sion » de l’ordre. La pré­si­dente du Conseil na­tio­nal de l’ordre, Isa­belle Ade­not, avait contes­té toute vo­lon­té de re­mettre en cause l’ac­cès à la contra­cep­tion. Pour la ré­dac­tion d’un nou­veau code dé­on­to­lo­gique, 75 000 phar­ma­ciens avaient été consul­tés fin 2015. « Sur quelque 3 000 ayant ré­pon­du dé­but 2016, 85 % vou­laient une clause de conscience », su­jet qui n’est « pas du tout lié à la contra­cep­tion mais à la fin de vie, qui fait énor­mé­ment dé­bat dans la pro­fes­sion », a pré­ci­sé Isa­belle Ade­not.

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