Quand le bis­trot se trans­forme en bu­reau

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - JU­LIE RIMBERT

PRO­FI­TER des heures creuses pour ins­tal­ler son bu­reau dans un res­tau­rant. C’est le ser­vice pro­po­sé de­puis le 1er juillet par la plate-forme French­work.fr qui per­met de ré­ser­ver un es­pace de tra­vail le temps d’une de­mi-jour­née à la table de plu­sieurs res­tau­rants de Tou­louse ( Haute- Ga­ronne). Un concept nou­veau qui ré­pond à la de­mande des tra­vailleurs no­mades et au­toen­tre­pre­neurs, de plus en plus nom­breux à se pas­ser d’un bu­reau grâce aux nou­velles tech­no­lo­gies. « Je tra­vaille de­puis deux ans de­puis ma cui­sine ou ma ter­rasse, ma i s j’ai quel­que­fois be­soin d’échan­ger, de créer du lien. C’est pour­quoi nous avons lan­cé ce concept avec Sé­bas­tien Hor­deaux, ex­plique Jé­rôme In­tro­vigne, l’un des deux fon­da­teurs de French­work.fr, éga­le­ment créa­teur de Skiller.fr, ré­seau so­cial de par­tage de com­pé­tences pro­fes­sion­nelles. Ce­la per­met aux res­tau­ra­teurs de rem­plir leurs éta­blis­se­ments, de ren­ta­bi­li­ser leurs heures creuses, mais aus­si de tou­cher de nou­veaux clients. »

Lo­ca­tion à la de­mi-jour­née

Une cin­quan­taine de per­sonnes ont dé­jà tes­té ces nou­veaux es­paces de co­wor­king. Pour une de­mi-jour­née, le co­wor­ker paye 10 €, in­cluant un ca­fé d’ac­cueil, un ac­cès wi-fi et une prise élec­trique. La moi­tié de cette somme est re­ver­sée au res­tau­ra­teur.

Cinq éta­blis­se­ments de la Ville rose (l’Ane qui tousse, le Van Gogh, les Do­maines qui montent, les Fa- çon­niers et Aux pe­tits frères) sont dis­po­nibles à la ré­ser­va­tion sur la plate-forme mais les fon­da­teurs de French­work.fr comptent bien dé­cli­ner leur concept à Pa­ris et dans d’autres grandes villes.

« Nous avons dé­jà été contac­tés par une quin­zaine de res­tau­rants in­té­res­sés, in­dique Jé­rôme In­tro­vigne. Notre ob­jec­tif est de créer 1 500 places de co­wor­king dans une cen­taine d’adresses avant la fin de l’an­née et de réunir une com­mu­nau­té pro­fes­sion­nelle de 3000 à 5000 per­sonnes d’ici deux ans. » Les fon­da­teurs de French­work.fr visent un chiffre d’af­faires de 2 à 3 M€ d’ici à 2018.

Tou­louse (Haute-Ga­ronne). Le Van Gogh est un des éta­blis­se­ments af­fi­liés à la plate-forme French­work.fr.

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