Cy­ril Fé­raud : « J’étais sta­giaire à

FRANCE 2, 21 HEURES.

Aujourd'hui en France - - CINÉMA ET TÉLÉVISION - Pro­pos re­cueillis par AYMERIC RENOU

AUX COM­MANDES du jeu « Slam » sur France 3 et coa­ni­ma­teur de l’émis­sion « Village Dé­part » jus­qu’à de­main sur le Tour de France, Cy­ril Fé­raud, 31 ans, par­ti­cipe pour la qua­trième fois, ce soir sur France 2 à « Fort Boyard ». Si cer­tains can­di­dats de son équipe dé­couvrent le jeu pour la pre­mière fois, comme Iris Mit­te­naere, Miss France 2016, le jeune ani­ma­teur le connaît, lui, sur le bout des doigts. Pour­quoi « Fort Boyard » n’est-elle pas une émis­sion comme les autres pour vous ? CY­RIL FÉ­RAUD. C’est celle qui m’a don­né en­vie de de­ve­nir ani­ma­teur de té­lé­vi­sion. J’avais 4 ans quand elle a com­men­cé et je n’en ai ja­mais lou­pé une. En­fant, je jouais à la pré­sen­ter dans le sa­lon de mes pa­rents, et à re­pro­duire les épreuves dans le jar­din. J’étais tel­le­ment pas­sion­né qu’ado j’en­voyais à la pro­duc­tion des idées pour en amé­lio­rer cer­taines. Je n’ai ja­mais eu de ré­ponses, sauf une fois, le jour où le PDG lui­même m’a ap­pe­lé pour me dire que cer­taines de mes sug­ges­tions l’in­té­res­saient. A son in­vi­ta­tion, on a fait l’al­ler-re­tour à Pa­ris avec mes pa­rents. J’avais 15 ou 16 ans et il m’a dit de re­ve­nir quand j’au­rais l’âge de faire un stage. Ce que j’ai évi­dem­ment fait, pour y de­ve­nir en­suite as­sis­tant d’Oli­vier Minne. Quel était votre rôle ? J’étais la nou­nou des can­di­dats, comme on dit dans le jar­gon de la té­lé­vi­sion. Je m’oc­cu­pais de leur ac­cueil et de leur confort pen­dant tout leur sé­jour. A l’époque, ils ne dor- maient pas à l’hô­tel mais, comme le tour­nage du­rait deux jours, pas­saient une nuit sur place, avec seule­ment le gar­dien du fort et moi, dans des cel­lules avec des lits su­per­po­sés. J’ai des sou­ve­nirs in­croyables de cette époque. Comme quoi ? Il fal­lait par exemple lon­ger la cage aux tigres pour al­ler faire pi­pi la nuit ! Je me sou­viens aus­si d’avoir eu à convaincre, en 2004, le joueur de bas­ket Bo­ris Diaw et Cy­ril Ha­nou­na, qui étaient comme des ga­mins, de ne pas al­ler se battre à trois ou quatre heures du ma­tin dans la boue ! Parce que, bien sûr, toutes les cel­lules des épreuves étaient ac­ces­sibles. J’ai réus­si à les dis­sua­der en ex­pli­quant que je ris­quais de perdre mon bou­lot si la salle était toute boueuse le len­de­main ma­tin avant l’épreuve. Comment s’est dé­brouillée votre équipe dans l’émis­sion de ce soir ? On a car­ton­né sur les épreuves phy­siques et les énigmes. C’est ma qua­trième par­ti­ci­pa­tion et je suis donc pas­sé du sta­tut de sta­giaire à ce­lui de can­di­dat vé­té­ran ! Le pro­blème, pour la pro­duc­tion, c’est que je connais les épreuves sur le bout des doigts et toutes les as­tuces pour les réus­sir… Du coup, ils me mettent à chaque fois sur les toutes nou­velles épreuves. Mais je suis un ex­cellent coach, je donne mes tuyaux à mes co­équi­piers !

« Le pro­blème, pour la pro­duc­tion, c’est que je connais les épreuves sur le bout des doigts… »

Dès qu’il a été en âge de faire un stage, Cy­ril Fé­raud, très grand fan du jeu, est ve­nu tra­vailler sur le site de « Fort Boyard », où il a cô­toyé no­tam­ment le Père Fou­ras.

Sa très bonne connais­sance des épreuves — il n’a ja­mais ra­té une émis­sion — fait de Cy­ril Fé­raud un atout maître dans la quête des clés.

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