Le grand boom des spec­tacles his­to­riques

PA­TRI­MOINE. Les Fran­çais sont fé­rus de ces spec­tacles qui font revivre l’his­toire de notre pays et aux­quels par­ti­cipent de nom­breux bé­né­voles pas­sion­nés.

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Ch­ris­tophe Dar­gère, pré­sident de l’as­so­cia­tion His­toire vi­vante SAN­DRINE BAJOS

DES JEUX OLYM­PIQUES an­tiques aux com­bats de Vi­kings et aux duels du Moyen Age, jusqu’aux scènes de la Se­conde Guerre mon­diale, les spec­tacles de re­cons­ti­tu­tions his­to­riques fleu­rissent un peu par­tout en France, de mai à no­vembre, avec un pic du­rant les mois d’été.

Du plus intime dans un pe­tit châ­teau dans l’Aisne au plus mé­dia­tique comme ce­lui du Puy du Fou qui at­tire des mil­liers de per­sonnes, il y en a pour tous les goûts. Près de 1 000 sons et lu­mières his­to­riques sont or­ga­ni­sés en France chaque an­née et, sans sur­prise, avec ses preux che­va­liers et ses robes de prin­cesse, le Moyen Age reste la pé­riode de loin la plus pri­sée, devant le pre­mier Em­pire et l’An­ti­qui­té.

Long­temps à la traîne, la France a at­tra­pé le vi­rus il y a une quin­zaine d’an­nées, et « elle n’a vrai­ment pas à rou­gir de ses spec­tacles au­jourd’hui », se fé­li­cite Ch­ris­tophe Dar­gère, pré­sident de l’As­so­cia­tion pour l’his­toire vi­vante. Pour lui, si les Fran­çais sont de plus en plus friands de ces évé­ne­ments, c’est qu’ils plaisent aux en-

« On y ap­prend plein de choses, et c’est très sou­vent spec­ta­cu­laire »

fants comme aux parents. « C’est lu­dique et pé­da­go­gique, on y ap­prend plein de choses, et c’est très sou­vent spec­ta­cu­laire. Et en plus, la plupart des ani­ma­tions his­to­riques sont gra­tuites. » A l’heure où les Fran­çais partent de plus en plus dans l’Hexa­gone, le spec­tacle his­to­rique a tout bon !

Pour­tant, pen­dant long­temps, il n’avait pas très bonne ré­pu­ta­tion. « On n’in­té­res­sait pas les mé­dias et on était in­exis­tants pour les pou­voirs pu­blics », se sou­vient, un peu amer, Ch­ris­tophe Dar­gère. Puis, le pu­blic est ve­nu de plus en plus nom­breux et le vent a tour­né. « Depuis une di­zaine d’an­nées, on a de très bons échos. En re­vanche, si on tra­vaille de mieux en mieux avec les col­lec­ti­vi­tés lo­cales et les mu­sées, c’est toujours si­lence ra­dio du cô­té du mi­nis­tère de la Culture… »

« C’est le Moyen Age qui at­tire le plus »

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