Froome, la vic­toire d’une équipe

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mor­zine (Haute-Sa­voie) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux O.F.

APRÈS LA FRAYEUR et les brû­lures de la veille, quand il a chu­té dans la des­cente de Do­man­cy, le Maillot jaune est ap­pa­ru to­ta­le­ment ré­gé­né­ré hier à Mor­zine après une étape me­née sans sou­ci sous la pluie. Ch­ris Froome va­li­de­ra donc ce soir sur les ChampsE­ly­sées son troi­sième suc­cès dans le Tour après 2013 et 2015.

« Je res­sens de la joie et de la quié­tude main­te­nant, af­firme-t-il d’em­blée. Ces trois se­maines ont été très dif­fi­ciles. J’ai eu l’im­pres­sion d’être dans des montagnes russes, avec des mo­ments in­croyables, comme la des­cente et la vic­toire vers Lu­chon ou les bor­dures et l’échap­pée avec Sa­gan à Mont­pel­lier. On ne peut pas pla­ni­fier ce­la, c’est la course et c’est la beau­té de ce sport. Et puis il y a eu la chute. Hier soir ( NDLR : avant-hier), j’étais épui­sé émo­tion­nel­le­ment. J’avais un peu mal mais j’ai bien dor­mi fi­na­le­ment. J’avais quatre mi­nutes d’avance ( NDLR : 4’11’’ sur Bar­det) et, vu la force de mon équipe, je me suis sen­ti tran­quille. »

Qu’en­vi­sage- t - i l désormais ? « Mon rêve se­rait de re­ve­nir ces cinq ou six pro­chaines an­nées et de vi­ser toujours le maillot jaune, ré­pond-il. Le Tour, c’est tel­le­ment par­ti­cu­lier… » DAVID KINJAH (son men­tor ké­nyan)

Cham­pion cy­cliste du Ke­nya, il a mis le jeune Froome sur un vé­lo et lui a tout ap­pris dans son club des Sa­fa­ri Sim­baz, près de Nai­ro­bi. Le vain­queur du Tour ne l’a ja­mais ou­blié et lui rend vi­site ré­gu­liè­re­ment.

Le coach aus­tra­lien, is­su de la na­ta­tion et de l’avi­ron, de­ve­nu le spé­cia­liste de la per­for­mance chez Sky, est à l’ori­gine des suc­cès de Froome.

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