Un poil din­gos ces ani­maux

« COMME DES BÊTES ». Que fa­briquent nos ani­maux de com­pa­gnie lors­qu’on a le dos tour­né ? D’énormes bê­tises, qui font le sel de ce filmm d d’ani­ma­tion.ani­mat

Aujourd'hui en France - - LES SORTIES AU CINÉMA - RE­NAUD BARONIAN ZAH­RA BOUTLELIS

qui écoute du hard rock à fond. Puis entre en scène le hé­ros, Max, pe­tit ter­rier ter­ri­ble­ment at­ta­ché à sa maî­tresse cé­li­ba­taire, la­quelle va lui faire un sale coup : elle lui ra­mène un « grand frère », Duke, énorme mo­losse qui lui pique son pa­nier. Plus tard, éga­rés en ville, Max et Duke vont de­voir af­fron­ter un gang d’ani­maux de tout poil, me­nés par un la­pin fê­lé qui s’est en­ga­gé dans une guerre sans mer­ci contre les hu­mains. Pour leur échap­per et re­trou­ver leur che­min, les frères en­ne­mis vont pou­voir comp­ter sur leurs amis : un ham­ster dé­jan­té, un vieux chien ma­fio­so à l’ar­rière-train dé­faillant, une chatte glou­tonne…

In­ter­net, une mine d’idées

S’il souffre par­fois de pe­tites lon­gueurs, « Comme des bêtes » fait hur­ler de rire par mo­ments. Ce qui per­met de pous­ser un co­co­ri­co puisque le film a été fa­bri­qué à Paris par le stu­dio fran­co-amé­ri­cain Illu­mi­na­tion Mac Guff, à qui l’on doit les « Moi, moche et mé- chant » et « les Mi­nions ». Là à où le film im­pres­sionne le e plus, c’est par son réa­lisme.. Pour y par­ve­nir, les réa­li­sa- teurs ex­pliquent avoirr « cher­ché le bon do­sage en- tre les re­cherches sur les ani- maux et une part de com­por­tet ments in­ven­tés de toutes pièces : il ne s’agit pas d’un do­cu­men­taire, mais d’un film d’ani­ma­tion ».

Du c ô t é de s r e c her c hes , ils avouent avoir bé­né­fi­cié de la fo­lie des vi­déos met­tant en scène des ani­maux qui s’est em­pa­rée des ré­seaux so­ciaux. Ils ont no­tam­ment été at­ten­tifs à « une vi­déo fil­mée par un Russe qui a lais­sé une ca­mé­ra tour­ner dans son ap­par­te­ment du­rant son ab­sence. On y voit son chien, dont le seul in­ter­dit est de mon­ter sur le lit de son maître, hé­si­ter deux mi­nutes puis se je­ter sur le ma­te­las peu après le dé­part de l’homme ! »

Pour le reste, ils ont eux-mêmes pas­sé é beau­coup de temps à ob­ser­ver leurs propres bes­tioles — « toute ma vie, j’ai vé­cu en com­pa­gnie de chiens ou de chats », sou­rit Ch­ris Re­naud. Et c’est ain­si que « Comme des bêtes » tourne au fes­ti­val de bou­lettes ani­ma­lières. Un la­pin lâche par in­ad­ver­tance deux pe­tites crottes ? Aus­si­tôt, le chat qui l’ac­com­pagne se met à les pous­ser avec sa pa­patte comme s’il s’agis­sait de balles. Trois chiens se ren­contrent dans une fête ? Ils en­tament im­mé­dia­te­ment une ronde en se re­ni­flant le der­rière… Un flo­ri­lège qui tourne au dé­lire lorsque leurs maîtres ont le dos tour­né : quand l’hu­main n’est pas là, les chats dansent. I Isa­belle Ad­ja­ni, qui se fait rare sur l les écrans, de­vrait être pré­sente au F Fes­ti­val du film fran­co­phone d d’An­gou­lême qui au­ra lieu à la fin d du mois d’août. Elle se­ra là pour la pro­jec­tionp en avant-pre­mière de « Ca­role Matthieu », de LouisJu­lien Pe­tit (le réa­li­sa­teur de « Dis­count » en 2014), dans le­quel elle joue une mé­de­cin du tra­vail aux cô­tés de Co­rinne Ma­sie­ro et Lyes Sa­lem. Isa­belle Ad­ja­ni vien­dra pour la pre­mière fois au Fes­ti­val d’An­gou­lême, cher au coeur de son ami le pro­duc­teur Do­mi­nique Bes­ne­hard.

P’tit Chou, la per­ruche ac­cro aux jeux vi­déo. Quand leur maî­tresse rentre à la mai­son, Duke et Max sont ado­rables. Mais dès qu’elle fran­chit le seuil, les deux chiens font les 400 coups avec les autres ani­maux de l’im­meuble (à droite). Et ça dé­mé­nage… très, très gour­mande… Chloe, une chatte Bud­dy le te­ckel adore se faire grat­ter le dos.

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