Le camp Hol­lande ré­plique à la droite

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - PH.M.

UN MO­MENT de trêve, le temps de l’hom­mage so­len­nel ren­du hier à Notre-Dame de Paris (lire p 8) au prêtre as­sas­si­né mar­di dans des condi­tions atroces par deux jeunes is­la­mistes. Dans l’im­mense nef, le chef de l’Etat, Fran­çois Hol­lande, et le Pre­mier mi­nistre, Ma­nuel Valls, ont sui­vi l’of­fice re­li­gieux aux cô­tés de res­pon­sables po­li­tiques de tous bords. Un mo­ment d’apai­se­ment et de ras­sem­ble­ment... Mais cet ins­tant de con­corde risque d’être une courte pa­ren­thèse dans un dé­bat po­li­tique qui a tour­né au pu­gi­lat de­puis l’at­ten­tat de Nice, sous le re­gard cour­rou­cé des Fran­çais.

Sur­en­chère de cri­tiques

A quelques se­maines de l’ou­ver­ture de la cam­pagne in­terne de la pri­maire, les lea­deurs de la droite se sont li­vrés à une sur­en­chère de ré­ac­tions et de cri­tiques contre le gou­ver­ne­ment. Ni­co­las Sar­ko­zy, qui s’était fait brû­ler la po­li­tesse par son ri­val Alain Jup­pé après l’at­ten­tat du 14 Juillet, a ré­agi cette fois au quart de tour en re­pro­chant au chef de l’Etat une in­ac­tion ca­mou­flée par des « ar­gu­ties ju­ri­diques ». A l’ex­trême droite, Ma­rine Le Pen ne l’avait pas at­ten­du pour don­ner dans le même re­gistre.

A l’Ely­sée comme au gou­ver­ne­ment, la ligne de dé­fense a été clai­re­ment dé­fi­nie : pas ques­tion de dé­ro­ger à l’Etat de droit pour lut­ter contre le ter­ro­risme. « Quand on a vu l’at­ti­tude de l’op­po­si­tion, on a très vite com­pris que les fu­tures élec­tions al­laient op­po­ser ceux qui consi­dèrent que c’est la dé­mo­cra­tie qui se­ra notre bou­clier face au ter­ro­risme et ceux qui jugent qu’il faut s’af­fran­chir de l’Etat de droit », ex­plique-t-on dans l’en­tou­rage de Hol­lande. La que­relle n’est pas près de s’éteindre. Quitte à faire le jeu des ex­trêmes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.