Ils n’hé­sitent pas à dé­ca­ler leur dé­part

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - JILA VAROQUIER

POUR EUX, les bou­chons, c’est de l’his­toire an­cienne. « Mais il ne faut pas le dire trop fort, si­non tout le monde fe­ra comme nous », s’amuse Thierry, 50 ans. Cet ha­bi­tant de Solliès-Ville (Var) part sys­té­ma­ti­que­ment le len­de­main des jour­nées noires : « L’idée nous est ve­nue il y a huit ou neuf ans, dé­taille le père de fa­mille. Nous en avons eu marre de pas­ser des heures dans les em­bou­teillages. » Plu­tôt que le sa­me­di, ils prennent dé­sor­mais la route le di­manche. « Et c’est un vrai bon­heur. Il n’y a per­sonne sur la route, là où la veille les em­bou­teillages s’éta­laient sur plu­sieurs di­zaines de ki­lo­mètres. Conduire re­de­vient un plai­sir. »

La fa­mille a sai­si la pos­si­bi­li­té, qu’offrent de plus en plus de pro­fes­sion­nels du tou­risme, de choi­sir des dates d’ar­ri­vée et de dé­part flexibles : « Ils ont tout com­pris ! Nous, nous par­tons avec le Club Med par exemple. Nous pou­vons louer du di­manche au di­manche, sans coût sup­plé­men­taire. La seule chose qui change, c’est que nous ar­ri­vons plus vite et sur­tout, plus dé­ten­dus. Contrai­re­ment à ceux qui ont pas­sé des heures sur la route et sur les aires bon­dées. » Autre avantage de rou­ler le di­manche, se­lon Thierry, « les ca­mions sont in­ter­dits et il n’y a pas le flux des per­sonnes qui vont tra­vailler ».

Une jour­née d’avance sur les autres va­can­ciers

Stéphanie, elle, a op­té pour une autre mé­thode : pro­gram­mer son dé­part le ven­dre­di et trans­for­mer le tra­jet en ba­lade tou­ris­tique : « Nous par­tons la veille de la ré­ser­va­tion, et nous fai­sons une es­cale sur la route. » Un choix que la jeune mère de 31 ans de Cou­laines (Sarthe) a fait en 2008 après de trop longues jour­nées per­dues dans d’in­ter­mi­nables em­bou­teillages. « A l’époque, nous ha­bi­tions en Es­pagne et fai­sions ré­gu­liè­re­ment le voyage vers Pa­ris. Il y a dé­jà qua­torze heures de route. Avec des en­fants en bas âge, et des cli­ma­ti­sa­tions dans les voi­tures beau­coup moins per­for­mantes qu’au­jourd’hui, la route gé­né­rait beau­coup de stress. Nous ar­ri­vions éner­vés sur le lieu de va­cances. Or, nous pas­sons dé­jà toute l’an­née à cou­rir avec le temps et les ho­raires. Il fal­lait donc que nous fas­sions au­tre­ment. »

Une an­née, ils ont ten­té le dé­part la veille « et ç’a été concluant. Je pose une jour­née de congé et nous en pro­fi­tons pour dé­cou­vrir une ville. Comme An­dorre par exemple ». Stéphanie l’as­sure : « Si on le pré­pare un peu en amont, ça ne pèse pas vrai­ment sur le bud­get des va­cances. »

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