Pour­quoi ils ont choi­si de s’en­ga­ger

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - CA­MILLE MORDELET

MER­CRE­DI, Ma­rion Ma­ré­chal-Le Pen s’est fen­du d’un tweet an­non­çant qu’elle pos­tu­lait dans la ré­serve opé­ra­tion­nelle de l’ar­mée, pour « mon­trer l’exemple ». La jeune dé­pu­tée FN du Vau­cluse n’est pas la seule po­li­tique à s’en­ga­ger. Jean-Vincent Pla­cé, le se­cré­taire d’Etat char­gé de la Ré­forme de l’Etat, avait ma­ni­fes­té avant l’été son sou­hait d’in­té­grer la ré­serve ci­toyenne au sein du pres­ti­gieux 13e ré­gi­ment de dra­gons pa­ra­chu­tistes ! Pas ques­tion de cra­pa­hu­ter en te­nue, mais d’oeu­vrer au rap­pro­che­ment de la so­cié­té ci­vile et de l’ar­mée », comme il l’a ex­pli­qué. Elus ou ci­toyens, ils sont de plus en pl us nom­breux à s’en­ga­ger. Wen­dy Bou­chard, 36 ans, jour­na­liste. « Ce que je veux, c’est être utile pour mon pays. Etu­dier le self-dé­fense et le se­cou­risme, ac­qué­rir des ré­flexes pour être prête à faire face à cer­taines si­tua­tions », ex­plique la jour­na­liste-pré­sen­ta­trice sur Eu­rope 1, qui s’of­fusque tou­te­fois : « Je trouve ri­di­cule cette li­mite d’âge des 35 ans (pour les ré­serves opé­ra­tion­nelles). Je res­pecte ceux qui s’en­gagent dans la ré­serve ci­toyenne, mais ce n’est pas ce que je re­cherche. Il faut aus­si amé­lio­rer la com­mu­ni­ca­tion. Même pour moi qui suis jour­na­liste, me ren­sei­gner est in­fer­nal ! » Pa­trice Pi­nard, 44 ans, ad­joint au maire UDI de Cli­chy (Hauts-de-Seine). « J’y ré­flé­chis de­puis les at­ten­tats du 13 No­vembre », ex­plique l’élu de Cli­chy, char­gé de la sé­cu­ri­té pu­blique, qui dit en avoir marre du vivre-en­semble et des slo­gans — comme Je suis Char­lie — qui fleu­rissent après chaque drame. « Si on est en guerre, il faut mettre les moyens en place. Ar­rê­ter de pré­sen­ter ses condo­léances et agir. Je suis trop âgé pour en­trer dans la ré­serve opé­ra­tion­nelle. Alors, je sou­haite m’en­ga­ger dans la ré­serve ci­toyenne mi­li­taire, avec un but de transmission au­près des plus jeunes. Con­cer­nant le temps in­ves­ti dans ce rôle, je ver­rai. J’ai une vie dé­jà bien rem­plie, mais quand on s’en­gage dans quelque chose, on s’y tient. »

« Ac­qué­rir des ré­flexes » « Ar­rê­ter de pré­sen­ter ses condo­léances et agir » « Pour­quoi les par­le­men­taires se tien­draient à l’écart ? »

Raz­zy Ham­ma­di, 37 ans, dé­pu­té PS de Sei­neSaint-De­nis. « J’ai can­di­da­té via mon smart­phone. J’at­tends une ré­ponse de la part de la ré­serve pour sa­voir où mon pro­fil pour­rait être utile. Tous les ci­toyens et ci­toyennes sont ap­pe­lés à se mo­bi­li­ser. Je ne vois pas pour­quoi les par­le­men­taires se tien­draient à l’écart », as­sure le dé­pu­té PS de Seine-SaintDe­nis, qui ne veut pas que son en­ga­ge­ment soit per­çu comme de la ré­cu­pé­ra­tion po­li­tique.

Raz­zy Ham­ma­di.

Wen­dy Bou­chard.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.