La bra­de­rie de Stras­bourg sous haute sur­veillance

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - MAR­TIN AN­TOINE

LE TEMPS d’une jour­née, les Stras­bour­geois vont re­trou­ver les ha­bi­tudes qu’ils avaient aban­don­nées à l’is­sue du mar­ché de Noël en dé­cembre. La bra­de­rie d’été de Stras­bourg (Bas-Rhin) se tien­dra sous très haute sé­cu­ri­té, de­main. En fin d’an­née der­nière, les at­ten­tats de Pa­ris avaient me­na­cé la te­nue du mar­ché de Noël. Cette fois, c’est l’at­ten­tat de Nice qui a conduit les au­to­ri­tés stras­bour­geoises à re­voir le dis­po­si­tif de sé­cu­ri­té ini­tial. La bra­de­rie au­ra bien lieu mais avec des res­tric­tions dra­co­niennes.

« Les me­sures sont plus im­por­tantes que celles que nous avions prises pour le mar­ché de Noël. Il n’a ja­mais été ques­tion d’an­nu­ler cette bra­de­rie mais d’évi­ter, au maxi­mum, les risques », pré­cise Alain Fon­ta­nel, le pre­mier ad­joint au maire de Stras­bourg. Les ac­cès au pé­ri­mètre de la bra­de­rie se­ront ain­si fil­trés avec trois bar­rages ins­tal­lés pont du Cor­beau, pont de Pa­ris et sur ce­lui de la Fon­de­rie. Ces points d’ac­cès se­ront contrô­lés par les forces de la po­lice na­tio­nale et mu­ni­ci­pale. Des mi­li­taires de la force Sen­ti­nelle se­ront char­gés de pa­trouiller. Pour évi­ter un scé­na­rio si­mi­laire à l’at­ten­tat de Nice, la cir­cu­la­tion des vé­hi­cules est in­ter­dite dans la Grande Ile de­puis hier soir. Pour évi­ter que ce bar­rage ne soit for­cé, des vé­hi­cules lourds et des blocs de bé­ton se­ront dis­po­sés en tra­vers de la route.

« Nous fai­sons tout pour évi­ter un scé­na­rio d’at­taque si­mi­laire à ce­lui de Nice avec l’uti­li­sa­tion d’un vé­hi­cule fou », ex­plique Alain Fon­ta­nel. Cette in­ter­dic­tion de cir­cu­ler dans le centre-ville res­te­ra en vi­gueur jus­qu’à de­main soir 22 heures. Autre me­sure, les bus et les tram­ways ne cir­cu­le­ront pas de­main au sein de la zone de la bra­de­rie. Il s’agit de pou­voir li­bé­rer les rails du tram­way qui pour­ront ser­vir de voie d’ac­cès aux vé­hi­cules de se­cours et des forces de po­lice en cas d’ur­gence. A no­ter aus­si : le spec­tacle py­ro­tech­nique de la ca­thé­drale, qui se tient chaque soir pen­dant l’été, est ex­cep­tion­nel­le­ment an­nu­lé de­main.

L’en­semble de ce dis­po­si­tif ex­cep­tion­nel doit per­mettre d’as­su­rer la sé­cu­ri­té des 200 000 vi­si­teurs qui se pressent à la bra­de­rie chaque an­née. Pour le pre­mier ad­joint au maire de Stras­bourg : « Face à la me­nace ter­ro­riste om­ni­pré­sente, nous de­vons adap­ter l’organisation d’évé­ne­ments de ce type. Il s’agit d’as­su­rer le plus de sé­cu­ri­té pos­sible tout en conser­vant le cô­té fes­tif d’un rendes-vous tel que la bra­de­rie.

» Cô­té com­mer­çants, ils se­ront près de 350 non sé­den­taires à tra­vailler sur la bra­de­rie de­main pour un mil­lier de bou­tiques ou­vertes au to­tal. La pré­fec­ture du Bas-Rhin a ap­pe­lé les grandes en­seignes à se do­ter de leur propre ser­vice de sé­cu­ri­té pri­vé. La liste no­mi­na­tive des com­mer­çants ins­crits pour cette bra­de­rie a été ar­rê­tée hier soir et au­cun re­tar­da­taire ne pour­ra s’ins­crire à la der­nière mi­nute. « Le mois de juin a été com­pli­qué pour les Stras­bour­geois avec un temps maus­sade. Le mois de juillet est mar­qué par ces ter­ribles at­taques ter­ro­ristes mais nous de­vons of­frir aux ha­bi­tants des temps de res­pi­ra­tions et de joie comme la bra­de­rie », conclut Alain Fon­ta­nel.

De­main, le feu d’ar­ti­fice de la ca­thé­drale est an­nu­lé

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