Dé­jà tous fans d’Eme­ry

FOOT­BALL. Dans son re­la­tion­nel, comme dans ses prin­cipes de jeu, le tech­ni­cien es­pa­gnol tranche avec son pré­dé­ces­seur Laurent Blanc et sus­cite les com­men­taires élo­gieux des joueurs pa­ri­siens.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Los An­geles (Etats-Unis) De notre en­voyé spé­cial YVES LEROY

LA RE­CRUE la plus ob­ser­vée du PSG ? Unai Eme­ry, in­con­tes­ta­ble­ment. Par les ob­ser­va­teurs, mais aus­si par ses joueurs. Après trois se­maines et de­mie de tra­vail et trois matchs amicaux ga­gnés, le der­nier contre le Real Ma­drid dans la nuit de mer­cre­di à jeu­di (3-1), les Pa­ri­siens ra­content l’homme et l’en­traî­neur qu’ils dé­couvrent.

Tac­ti­que­ment, une in­ten­si­té maxi­male. Fi­ni le PSG qui ron­ronne. Le Basque aux che­veux go­mi­nés ne veut pas d’une pos­ses­sion pa­tiente, à la bar­ce­lo­naise, le mo­dèle ab­so­lu de Laurent Blanc. « Le tra­vail est tou­jours in­tense, ré­sume Lu­cas. Dès la perte du bal­lon, on es­saie de le ré­cu­pé­rer tout de suite. C’était un pro­blème avant, et on tente de faire dif­fé­rem­ment main­te­nant. » Pour ce faire, Eme­ry dis- pose d’un plan de jeu mil­li­mé­tré, ré­su­mé par Ke­vin Trapp : « On tra­vaille le pres­sing, être en bloc, la dis­tance entre les joueurs. Il y a beau­coup de choses à as­si­mi­ler, mais ça com­mence dé­jà à être au­to­ma­tique. » La deuxième phase du plan concerne l’ex­plo­si­vi­té. Jo­na­than Iko­né, qui a en­core l’âge d’al­ler en classe (18 ans), syn­thé­tise par­fai­te­ment la le­çon : « Il aime beau­coup la pos­ses­sion, le jeu en une ou deux touches ra­pides, et ex­plo­ser sur les cô­tés. »

Hu­maine ment , u n g r a n d com­mu­ni­cant. La clé du sys­tème Eme­ry est de trans­mettre sa fougue à son groupe. Dès sa signature au PSG, il s’est donc re­mis à la langue de Vol­taire, qu’il n’avait plus étu­diée de­puis son en­fance au Pays basque. « Il ne nous parle qu’en fran­çais », as­sure Lay­vin Kur­za­wa, qui le dé­crit « très proche des joueurs ». Et l’an­cien Mo­né­gasque d’en­chaî­ner : « Ça nous per­met de com­mu­ni­quer aus­si avec lui, de sa­voir ses at­tentes. Il y a un très bon échange et ça se re­trouve sur le ter­rain. » Il suf­fit d’as­sis­ter à ses séances to­niques pour ju­ger de la na­ture vo­lu­bile du nou­veau ma­na­geur. « Il com­mu­nique vrai­ment beau­coup et avec tout le monde, dé­taille Adrien Ra­biot à Goal.com. Il aime connaître notre avis après l es séances. »

En r upt ur e a v e c Laur e nt Blanc. En ex­pli­quant, long­temps avant sa no­mi­na­tion, qu’« un en­traî­neur qui joue bien au golf, ça veut dire qu’il ne tra­vaille pas beau­coup », Unai Eme­ry a in­vo­lon­tai­re­ment glis­sé un tacle sans amé­ni­té à son pré­dé­ces­seur, ha­bi­tué des greens. Les joueurs, eux aus­si, li­bèrent leur pa­role. Thia­go Sil­va consi­dère que le PSG « tra­vaille mieux tac­ti­que­ment », tout sim­ple­ment. Kur­za­wa veut « faire mieux que la sai­son der­nière » et lâche : « Avec un coach comme ça, on peut y ar­ri­ver. » Lu­cas juge le PSG « dif­fé­rent, plus cos­taud » et s’avoue « très po­si­tif pour la sai­son à ve­nir ». Ces dé­cla­ra­tions sont des grands classiques d’un chan­ge­ment d’en­traî­neur. Le pro­chain point d’étape sur la mé­thode Eme­ry de­vra être réa­li­sé quand la com­pé­ti­tion ins­til­le­ra les pre­mières concur­rences et les pre­miers doutes. Pour l’ins­tant, en tout cas, les joueurs adorent.

Ren­tré en cours de match contre le Real Ma­drid (vic­toire 3-1), (ici à droite fé­li­ci­té par Lu­cas) a ins­crit un dou­blé en l’es­pace de cinq mi­nutes. Ohio Sta­dium (Co­lom­bus), mer­cre­di. Le coach du PSG Unai Eme­ry fait l’una­ni­mi­té sur son style et sa mé­thode.

Ohio Sta­dium (Co­lom­bus), mer­cre­di. Tho­mas Meu­nier

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