Ana­to­mie d’un « Ninja War­rior »

DI­VER­TIS­SE­MENT. Oui, il faut des muscles pour af­fron­ter le par­cours d’obs­tacles de TF 1, qui achève ses phases de qua­li­fi­ca­tion ce soir à 20 h 55, mais pas seule­ment…

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - CHARLOTTE MOREAU

DE­PUIS DEUX SE­MAINES on ne les a pas ra­tés, ces co­losses mus­cu­leux et autres bo­dy­buil­deurs qui se sont ré­ta­més sur les obs­tacles de « Ninja War­rior ». Et ce soir, ça va con­ti­nuer, alors que le jeu de TF 1 boucle à 20 h 55 ses qua­li­fi­ca­tions, avant la de­mi-fi­nale ven­dre­di pro­chain et la fi­nale le 12 août. Pour­tant des muscles il en faut pour par­ve­nir à fran­chir pa­liers, fi­lets, ty­ro­lienne et autres murs du par­cours in­fer­nal. Mais pas seule­ment. Le corps du « Ninja War­rior » op­ti­mal a bien d’autres qua­li­tés, que nous nous sommes amu­sés à dis­sé­quer. En­ver­gure C’est un atout vrai­ment cru­cial quand il faut trans­fé­rer son propre poids sur des an­neaux ou une échelle à la force des bras, sans s’épui­ser ni té­ta­ni­ser. Avantage aux grandes char­pentes, dont l’en­ver­gure peut leur faire ga­gner quelques pré­cieux cen­ti­mètres à chaque étape. Endurance Certes le par­cours de qua­li­fi­ca­tion dure gé­né­ra­le­ment (pour ceux qui l’achèvent) moins de cinq mi­nutes, mais quelles cinq mi­nutes ! Entre rup­tures de rythme, concen­tra­tion et acro­ba­ties di­verses, mieux vaut avoir du souffle, et le coeur qui ne s’em­balle pas pour es­pé­rer ar­ri­ver au bout… et avec le meilleur chrono pos­sible. Centre de gra­vi­té bas Pas­ser les obs­tacles en puis­sance, c’est bien. Mais tom­ber à l’eau à cause d’un at­ter­ris­sage mal ca­li­bré, c’est nul ! Do­ser sa mo­bi­li­té, les plus pe­tits ga­ba­rits savent faire, avan­ta­gés par leur centre de gra­vi­té plus bas. Oui, « Ninja War­rior », se joue aus­si dans l’es­pace. Gai­nage Simple comme bon­jour, de des­cendre le long d’un fi­let, quand on peut s’ai­der de ses pieds et de ses mains ? Oui, sauf lorsque votre corps frôle l’eau et que tou­cher la sur­face est éli­mi­na­toire… Pour res­ter bien com­pact, pa­ral­lèle aux mailles, c’est le gai­nage qui sauve, en ac­tion­nant les ab­do­mi­naux et les muscles du dos. Dé­tente Pas be­soin de bon­dir à 85 cm de hau­teur fa­çon Cris­tia­no Ro­nal­do, mais tout de même. Un bon res­sort est dé­ci­sif pour fran­chir la ma­jo­ri­té des obs­tacles, no­tam­ment le saut de l’ange ou le fa­meux mur de 4,2 m qui clôt le par­cours de qua­li­fi­ca­tion. Sou­plesse A quoi servent des bi­ceps d’ai­rain et des cuisses d’acier si on est raide comme un pi­quet ? A ce jeu-là, les pa­liers in­cli­nés, qui marquent chaque en­trée dans le par­cours, opèrent un tri im­pi­toyable. Ima­gi­nez un chat. Quoi de mieux pour bon­dir de plate-forme en plate-forme ? Equi­libre Plus on culmine haut, plus ça t angue, f or­cé­ment, voir notre point sur le centre de gra­vi­té. Mais l’équi­libre — les ama­teurs de yo­ga ou de Pi­lates en savent quelque chose —, ça se tra­vaille, avec les muscles pos­tu­raux pro­fonds (que l’on uti­lise sans bou­ger, sur un pied par exemple), et ça com­mence sous la plante des pieds. Alors est-il qua­si im­pos­sible d’être un « Ninja War­rior », comme en té­moigne le faible nombre de vain­queurs de l’émis­sion à tra­vers le monde ? Non, mais il faut ef­fec­ti­ve­ment s’ap­pro­cher du corps par­fait. Pour les pré­ten­dants fran­çais au titre, le ver­dict tom­be­ra le 12 août pro­chain.

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