On a re­joué « Cam­ping » avec Onteniente

Aujourd'hui en France - - VOTRE SOIRÉE TÉLÉVISION - Py­la-sur-Mer (Gi­ronde) De nos en­voyés spé­ciaux TEXTES : ÉRIC BU­REAU PHO­TOS ET VI­DÉOS : FRED DU­GIT

C’EST LE CAM­PING le plus cé­lèbre de France et le cam­peur le plus cé­lèbre du cinéma fran­çais. Des cen­taines de tou­ristes s’ar­rêtent chaque jour au pied de la dune du Pi­lat, à Py­la-sur-Mer, pour se prendre en pho­to de­vant le cam­ping des Flots bleus dans le tee-shirt rose « Dog Hot Dog » de Pa­trick Chi­rac, im­mor­ta­li­sé par Franck Du­bosc. Notre tour de France ne pou­vait qu’y faire es­cale, un mois après la sor­tie de « Cam­ping 3 ».

Nous y avons pas­sé vingt-quatre heures avec son réa­li­sa­teur, Fa­bien Onteniente, qui nous a an­non­cé qu’il y au­rait un « Cam­ping 4 ». film : la ré­cep­tion, la scène du bal et le res­to. De la vi­trine de la bou­tique aux af­fiches de l’ac­cueil en pas­sant par le me­nu, « Cam­ping 3 » est par­tout. On peut ache­ter tee-shirts, verres et boîtes de gâ­teaux aux cou­leurs de « Cam­ping »… « On a aus­si gar­dé beau­coup de dé­cors, pré­cise le di­rec­teur, Franck. Mais je veux al­ler plus loin et créer une rue Pa­trick-Chi­rac, une im­passe Ja­cky-Pic (joué par Claude Bras­seur)… »

Fa­bien Onteniente dé­barque de Pa­ris. Il a ac­cep­té d’in­ter­rompre ses va­cances pour re­ve­nir dans le cam­ping où il a tour­né l’es­sen­tiel de sa sa­ga, dont « Cam­ping 3 » du 15 août au 15 oc­tobre der­nier. « Tou­jours avec plai­sir, nous as­sure-t-il. Cet en­droit m’émeut, sur­tout dans une pé­riode aus­si dif­fi­cile. Quand on passe la bar­rière rouge et blanc, on entre dans une bulle d’hu­ma­ni­té et de bon­heur. Lors de mes re­pé­rages en 2005, j’ai vi­si­té beau­coup de cam­pings sur la côte at­lan­tique, mais ce­lui-ci m’a tou­ché par sa taille hu­maine et sa pu­deur po­pu­laire. »

« Pas­tis aux Flots bleus, pas­tis dé­li­cieux. »

A l’heure de l’apé­ro, nous sommes re­joints par Ch­ris­tian, l’as­sis­tant de Franck Du­bosc, et Emi­lie, sa ma­quilleuse. « Pen­dant le tour­nage, j’ai bien ai­mé ce coin, l’am­biance, le so­leil en haut de la dune, avoue cette der­nière. Je m’étais pro­mis de re­ve­nir en fa­mille. » « Ce pe­tit cam­ping, c’est nous, c’est la France », ajoute Ch­ris­tian. On trinque de­vant notre cam­ping-car avec l’un des deux breu­vages fé­tiches des « Cam­ping ». Non, pas le Ben­co. Le pas­tis ! « Pas­tis aux Flots bleus, pas­tis dé­li­cieux », lance Onteniente, une des phrases cultes du film. Un cam­peur s’ap­proche. « J’ai ap­pris que vous aviez tour­né ici. Je suis al­le­mand. Votre film existe en al­le­mand ? » Emi­lie ju­bile : « On est heu­reux de voir cet en­goue­ment, au nom de la cen­taine de per­sonnes de l’équipe tech­nique qui a fait les trois films dans l’ombre. »

Onteniente fait dan­ser les cam­peurs

A 20 heures, c’est le mi­ni-dis­co et les par­ties de pé­tanque. A 22 heures, Thierry Be­ze­mont prend les ma­nettes du bal. Ce sym­pa­thique DJ lan­dais de 46 ans fait ap­plau­dir le réa­li­sa­teur et le fait pas­ser der­rière les pla­tines pour lan­cer deux chan­sons de la sa­ga, par les Gip­sy Kings et Maître Gims. « Ce­la me fait plai­sir de voir que vous pas­sez de bonnes vraies va­cances », lance au mi­cro Onteniente. Des fans vont le voir. « Il est pas là, Pa­trick, ri­gole Hen­ri, ve­nu en fa­mille de La Seyne-sur-Mer (Var). On est là parce qu’on aime votre film. C’est ce qu’on vit. » « C’est notre jour de chance, sou­rient Stéphanie et Laurent, de Gran­ville (Manche). On re­ve­nait du Por­tu­gal, on est pas­sés de­vant le cam­ping, on l’a re­con­nu et on s’est ar­rê­tés une nuit pour faire plai­sir aux en­fants. »

« En­vi­ron 10 % de nos clients viennent pour le film, es­time Sé­bas­tien Cor­dier, le pro­prié­taire du cam­ping. C’est de­ve­nu un lieu de pè­le­ri­nage. Si je fai­sais payer 1 € à chaque pho­to de­vant l’en­trée, je se­rais mil­lion­naire. »

« C’est de l’hu­mour belge, en fait »

On re­trouve au pe­tit de­jeu­ner Onteniente en grande dis­cus­sion avec Co­rinne, alias Co­co, la figure du cam­ping, pré­sente à la ré­cep­tion de­puis 1988 et fi­gu­rante dans les « Cam­ping » 1 et 3. « J’avais ado­ré le tour­nage du pre­mier, car il y avait moins de pres­sion », confie-t-elle. On en­traîne le réa­li­sa­teur de­vant l’en­trée, où un flot in­ces­sant de tou­ristes se prennent en pho­to. La conver­sa­tion s’en­gage avec un groupe de douze Bruxel­lois, fans du film. « On aime votre hu­mour, lui avouent-ils. C’est de l’hu­mour belge, en fait. » « Vos films nous ont fait re­tour­ner au cam­ping, dé­clare Alain, dont le look fait for­te­ment pen­ser à Pa­trick Chi­rac. On at­tend avec im­pa­tience le 4. » « Je vais vous don­ner une ex­clu, sou­rit Onteniente. On y ré­flé­chit, on ne peut pas res­ter in­sen­sible aux ré­ac­tions pro­vo­quées par le 3. Je vais des­cendre voir Franck Du­bosc dans quelques jours et on va rou­vrir le ca­hier. Mais il faut du temps pour trou­ver des conne­ries. Dans deux ans, ce se­rait par­fait. » le­pa­ri­sien.fr

Les membres de l’équipe du tour­nage de « Cam­ping » et le réa­li­sa­teur trinquent au pas­tis de­vant notre cam­ping-car.

Fa­bien Onteniente der­rière les pla­tines pour le bal des Flots bleus.

Py­la-sur-Mer (Gi­ronde), hier. Le réa­li­sa­teur Fa­bien Onteniente (au centre avec des lu­nettes) avec des fans belges de « Cam­ping », ve­nus se prendre en pho­to de­vant le cam­ping de­ve­nu my­thique.

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