Co­ca­mion­nage noc­turne vers Bayonne

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR -

Mer­cre­di 26. Clou de mon voyage, je re­joins Bayonne en co­ca­mion­nage. Pas­cal Ma­sa­net, rou­tier de­puis trente ans, passe me prendre à 4 h 30 à la sor­tie de Bègles, toute proche de l’au­to­route. « Les gens sont sur­pris et em­bal­lés par le confort et l’es­pace dans la ca­bine », ex­plique Pas­cal, qui a dé­jà em­bar­qué trois ou quatre pas­sa­gers à bord de son 44 t, char­ge­ment com­pris. C’est son em­ployeur, les Trans­ports La­taste, qui poste les an­nonces. Je ré­siste au som­meil pour échan­ger le long des deux heures trente de tra­jet.

Un chauf­feur fier de son mé­tier

Pas­cal ef­fec­tue cinq tra­jets de nuit par se­maine, de 780 km cha­cun. « Je dors le jour donc je suis to­ta­le­ment dé­ca­lé. » Il par­court 200 000 km par an. Un rythme qui lui a coû­té son couple. « Elles fi­nissent toutes par par­tir, on n’est ja­mais là », pré­ci­set-il, sans re­gret. « Je suis content d’être cé­li­ba­taire. Je voyage et je m’achète ce que je veux. » Fier de son mé­tier, Pas­cal vante la mo­to­ri­sa­tion des poids lourds, qui « a tou­jours été en avance par rap­port à celle des voi­tures ». « Con­trai­re­ment à ce que tout le monde pense, les ca­mions ré­cents ne pol­luent pas, m’ap­prend-il. Mon ca­mion est plus propre qu’un vé­hi­cule es­sence, tu peux res­pi­rer le pot d’échap­pe­ment, t’au­ras rien. » Après avoir ga­ré son 44 t au dé­pôt de son em­ployeur, à Saint-Mar­tin-de-Sei­gnanx (Landes), Pas­cal me dé­pose en voi­ture à Bayonne. Une su­perbe ren­contre, une nou­velle fois.

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