Bor­deaux ose le pa­ri Jé­ré­my Mé­nez

Aujourd'hui en France - - SPORTS - OLIVIER BERNARD

LES SUP­POR­TEURS des Gi­ron­dins re­tiennent leur souffle. Sauf im­pro­bable contre­temps, Jé­ré­my Mé­nez va si­gner de­main pour au moins deux ans avec Bor­deaux, une fois la vi­site mé­di­cale pas­sée. Il par­ti­ra en­suite en stage avec ses nou­veaux co­équi­piers en Bre­tagne.

La pre­mière étape ma­jeure, les né­go­cia­tions fi­nan­cières et les échanges avec l’en­traî­neur bor­de­lais Jo­ce­lyn Gour­ven­nec, s’était très bien pas­sée mer­cre­di der­nier au Cap-Fer­ret (Gi­ronde), dans la ré­si­dence se­con­daire de Jean- Louis Triaud. Autre obs­tacle a prio­ri le­vé, la né­go­cia­tion avec l’AC Mi­lan pour li­bé­rer l’ex-double cham­pion de France avec le PSG de sa der­nière an­née de contrat. Ce week-end, le club lom­bard consi­dé­rait ain­si son trans­fert à Bor­deaux comme ac­té.

Jean-Louis Triaud est plus pru­dent. « C’est la preuve qu’à Bor­deaux, rien n’est im­pos­sible ! On avance bien mais tant que tous les do­cu­ments ne sont pas ac­tés, on n’an­non­ce­ra rien. » L’ar­ri­vée très at­ten­due de Mé­nez, après celle d’un autre Jé­ré­my, Tou­la­lan, montre l’am­bi­tion des Gi­ron­dins. L’at­ta­quant in­ter­na­tio­nal (24 sé­lec­tions, 2 buts) est un joueur de haut ni­veau, ex­pé­ri­men­té (NDLR : il a évo­lué à Mo­na­co, la Ro­ma, le PSG et l’AC Mi­lan et joué au to­tal 402 matchs pour 73 buts). En 2014-2015, le pro­duit du centre de for­ma­tion de So­chaux a ain­si réa­li­sé sa meilleure per­for­mance avec 16 buts en sé­rie A sous le maillot mi­la­nais.

Une tra­jec­toire à la Ben Ar­fa ?

En re­vanche, l’an der­nier, une bles­sure au dos l’a pri­vé de sept mois de com­pé­ti­tion d’août à jan­vier. Et en­suite, il n’a pas re­trou­vé son ni­veau (10 matchs, 2 buts) au sein d’une équipe lom­barde en souf­france. Le club bor­de­lais, qui sort d’une sai­son dé­sas­treuse, n’osait pas rê­ver d’une telle tête de gon­dole, pres­ti­gieuse et per­for­mante, pour re­do­rer son bla­son. Car quand il est en pleine pos­ses­sion de ses moyens phy­siques et quand il a la confiance de son en­traî­neur, Mé­nez est ca­pable de don­ner une autre di­men­sion à son équipe.

Son ca­rac­tère en­tier n’est pas consi­dé­ré comme un dé­faut en in­terne. Les fans, eux, échangent dé­jà ses plus beaux buts sur les ré­seaux so­ciaux. Au­jourd’hui, sa si­tua­tion res­semble fort à celle de Ha­tem Ben Ar­fa à Nice il y a un an. Comme son an­cien co­équi­pier en équipe de France lors de l’Eu­ro 2012, il sort d’une sai- son qua­si blanche et a be­soin de re­lan­cer sa car­rière. S’il fait aus­si bien que Ben Ar­fa, le pa­ri bor­de­lais se­ra ga­gné. « Je me sou­viens qu’il nous en avait mis trois quand il jouait à So­chaux (NDLR : sai­son 2004-2005), ra­conte Ma­rius Tré­sor, l’en­traî­neur ad­joint de la ré­serve. Il va vite, il est tei­gneux, bat­tant et même si son ca­rac­tère ne colle pas tou­jours, il peut faire beau­coup de bien à l’at­taque bor­de­laise après le dé­part de Cheick Dia­ba­té. De toute ma­nière, si le club et Jo­ce­lyn Gour­ven­nec ont dé­ci­dé de le prendre, c’est qu’ils en pensent beau­coup de bien. »

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