« Pour les Jeux de 2012, notre lob­bying s’est avé­ré in­suf­fi­sant »

Jean-Fran­çois La­mour,

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - Pro­pos re­cueillis par PH.M.

Dé­pu­té (LR) de Pa­ris, an­cien mi­nistre des Sports, Jean-Fran­çois La­mour a été cham­pion olym­pique d’es­crime (sabre) à Los An­geles (1984) et à Séoul (1988). Il a été l’un des ar­ti­sans de la can­di­da­ture de Pa­ris aux JO de 2012.

Après l’échec de 2005 pour l’at­tri­bu­tion des Jeux olym­piques de 2012, la can­di­da­ture de Pa­ris pour les JO de 2024 vous semble-t-elle mieux par­tie ?

JEAN-FRAN­ÇOIS LA­MOUR. Oui, je crois que la France a su ti­rer les en­sei­gne­ments de sa dé­con­ve­nue des JO de 2012. Elle y a d’ailleurs vrai­ment in­té­rêt car si on rate en­core cette fois-ci, notre pays n’ac­cueille­ra plus les Jeux avant de très longues an­nées. La fai­blesse de notre pré­cé­dente can­di­da­ture te­nait no­tam­ment au fait qu’on n’avait pas as­sez mis en avant le mou­ve­ment spor­tif. Cette fois, le duo à la tête du co­mi­té de can­di­da­ture consti­tué par Ber­nard La­pas­set (an­cien pré­sident de la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale de rug­by) et Tony Es­tan­guet (triple cham­pion olym­pique de ca­noë-kayak) donne des ga­ran­ties de sé­rieux et de sta­bi­li­té au Co­mi­té in­ter­na­tio­nal olym­pique. La maire de Pa­ris, le chef de l’Etat et la pré­si­dente de la ré­gion Ile-de-France ap­portent aus­si un sou­tien col­lec­tif pré­cieux.

La pré­sence à Rio du pré­sident Hol­lande est-elle né­ces­saire ?

C’est en ef­fet une fi­gure im­po­sée in­dis­pen­sable quand on porte une can­di­da­ture. C’est bien que le pré­sident de la Ré­pu­blique dé­montre ain­si le sou­tien de la France à la can­di­da­ture de Pa­ris.

Hol­lande, Hi­dal­go et Pé­cresse jouent-ils col­lec­tif ?

Oui, car il est très im­por­tant de bien vendre notre can­di­da­ture du­rant cette quin­zaine. En 2005, pour les Jeux de 2012, notre lob­bying s’est avé­ré in­suf­fi­sant. Nous avons sou­vent des dif­fi­cul­tés à nous vendre. Nous de­vons pro­gres­ser dans ce do­maine.

Pour la France et pour son pré­sident, les JO de Rio se­ront-ils une bouf­fée d’oxy­gène dans le cli­mat ac­tuel ?

Les Fran­çais se­ront der­rière leur té­lé­vi­sion pour sou­te­nir leurs ath­lètes plus que pour s’in­té­res­ser à la can­di­da­ture de Pa­ris. Ce se­ra une pa­ren­thèse agréable mais seule­ment une pa­ren­thèse. Rap­pe­lez-vous qu’en 1998, l’in­croyable eu­pho­rie qui avait sui­vi la vic­toire de la France à la Coupe du monde de football était as­sez vite re­tom­bée.

« C’est bien que le pré­sident dé­montre ain­si le sou­tien de la France »

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