« A moi de m’im­po­ser »

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

APRÈS QUELQUES JOURS de re­pos à Nantes, chez ses amis Amine Ha­rit et Enock Kwa­teng, Jean-Ké­vin Au­gus­tin (19 ans) a pré­vu de re­ga­gner Pa­ris au­jourd’hui. Le cham­pion d’Eu­rope des moins de 19 ans avec la France se­ra de re­tour à l’en­traî­ne­ment de­main avec le PSG. Et le meilleur bu­teur de la com­pé­ti­tion (6 réa­li­sa­tions) en­tend bien ca­pi­ta­li­ser sur ce tro­phée pour convaincre Unai Eme­ry, son nou­veau coach. En­tre­tien. Avez-vous eu le temps de di­gé­rer ce titre ou êtes-vous tou­jours sur un nuage ? JEAN-KÉ­VIN AU­GUS­TIN. Après la fi­nale, on en a bien pro­fi­té avec l’équipe mais nous sommes vite ren­trés dans nos clubs res­pec­tifs. Cer­tains n’ont pas eu de va­cances. En ce qui me concerne, on avait conve­nu avec le club que je pren­drais une se­maine de re­pos. Main­te­nant, il faut re­des­cendre sur terre et se concen­trer sur la sai­son en club. Qu’avez-vous fait de votre mé­daille ? Elle est chez moi, ran­gée en sécurité, comme ma pe­tite coupe de meilleur bu­teur. Et je peux vous dire que je vais l es conser­ver pré­ci eu­se­ment, t oute ma vie. Il pa­raît que vos en­ceintes per­son­nelles n’ont pas sur­vé­cu à la fête d’après-match ? Je suis quel­qu’un qui écoute beau­coup de mu­sique et après les vic­toires, dans le ves­tiaire ou à l’hô­tel, c’est sou­vent moi qui mets l’am­biance. Et là, j’ai tout fait pé­ter. A titre per­son­nel, pen­siez-vous réa­li­ser une telle com­pé­ti­tion ? Cet Eu­ro me te­nait à coeur et, avant de re­joindre les Bleus, j’ai ef­fec­tué une pré­pa­ra­tion per­son­nelle d’une se­maine pour ré­édu­quer mon corps. Il y avait du tra­vail de co­or­di­na­tion, des séances de­vant le but… et ça a dû me ser­vir. Si vous de­viez choi­sir un de vos buts, ce se­rait le­quel et pour quelles rai­sons ? Ce­lui que j’ins­cris en fi­nale parce qu’il y a beau­coup de choses dans ce but. D’abord je re­çois le bal­lon dos au but entre deux dé­fen­seurs, donc il fal­lait réus­sir le contrôle. En­suite, je fais par­ler ma puis­sance pour pas­ser entre les deux Ita­liens et quand j’ar­rive de­vant le gar­dien, j’ai su conser­ver mon calme et mon sang-froid. C’est mon plus beau, je pense. Avez-vous le sen­ti­ment d’avoir pro­gres­sé pen­dant cet Eu­ro ? J’ai pro­gres­sé tac­ti­que­ment. J’éprouve en­core des dif­fi­cul­tés à ce ni­veau­là et, comme on fait beau­coup de séances vi­déo en sé­lec­tion, ça m’aide no­tam­ment pour les re­pla­ce­ments. Unai Eme­ry a dé­cla­ré que vous au­riez votre chance cette sai­son. C’est un dis­cours qui vous plaît ? On m’a rap­por­té les pro­pos du coach car je ne les ai pas en­ten­dus. C’est agréable à en­tendre ve­nant d’un en­traî­neur qui donne leur chance aux jeunes. Après, ça ne fait pas tout. C’est à moi de prou­ver que j’ai les qua­li­tés pour jouer dans cette équipe et pour­quoi pas m’im­po­ser. Mais ça donne en­vie de bos­ser. Le PSG n’a pas l’in­ten­tion de vous voir par­tir cet été. Quelle est votre po­si­tion ? Ça fait plai­sir à en­tendre. Et puis, le PSG, c’est mon club for­ma­teur, là où je me sens bien. Mais, en­core une fois, c’est à moi de m’im­po­ser et j’ai hâte d’être à mar­di (NDLR : de­main) pour m’en­traî­ner.

« Les pro­pos d’Eme­ry, ça donne en­vie de bos­ser »

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