Elle est trop Mi­mie

L’ac­trice de « Jo­sé­phine, ange gar­dien » a tou­jours cru en sa bonne étoile, pour briller sur scène et au pe­tit écran. Dif­fé­rence, res­sem­blance : avec elle, toutes les fron­tières s’ef­facent, l’ho­ri­zon se dé­gage.

Aujourd'hui en France - - VOTRE SOIRÉE TÉLÉVISION - Pro­pos re­cueillis par SYLVAIN MERLE

est l’ange gar­dien pré­fé­ré des Fran­çais, la fée des enfants. Mi­mie Ma­thy est une fi­gure du pe­tit écran de­puis près de tren­te­cinq ans, de­puis « le Théâtre de Bou­vard », l’émis­sion dans la­quelle le pays la dé­couvre en 1982. A 59 ans, elle jouit d’une im­mense po­pu­la­ri­té, de « Jo­sé­phine, ange gar­dien » sur TF 1 aux Res­tos du coeur. La co­mé­dienne met aussi sa no­to­rié­té au ser­vice de l’Uni­cef. Sa

C’car­rière, en elle-même, est un signe aux per­sonnes dif­fé­rentes, la preuve qu’il est pos­sible de rê­ver… C’est ce qu’elle ex­plique à l’ombre d’un arbre dans le Ve ar­ron­dis­se­ment de Paris. La co­mé­dienne y com­mente pour nous quelques images du ro­man-photo de sa vie entre deux scènes du 82e épi­sode de la série, un opus in­ti­tu­lé « La vie est belle ». « Je dois avoir 5 ans, c’est une photo que j’adore parce qu’elle est re­pré­sen­ta­tive de l’en­fance, de mon en­fance. Les par­cours se font en fonc­tion de ce qu’on vous a ap­por­té et de tout l’amour qu’on a re­çu pen­dant cette pé­riode. Mes pa­rents m’ont ap­pris à faire com­prendre ma dif­fé­rence et m’ont don­né une force et un op­ti­misme ex­trêmes en me di­sant que le monde était fait de plein de gens dif­fé­rents, et que si je voulais vrai­ment quelque chose, il fal­lait m’en don­ner les moyens. J’en ai construit, des rêves, ils en ont eu, des trouilles mo­nu­men­tales… Quand on me­sure 1,32 m et qu’on dit qu’on veut être une ar­tiste… Mais ils m’ont dit OK, fais-le, donne-toi les moyens et fais-toi res­pec­ter. J’avais cet op­ti­misme trans­mis par mes pa­rents, je voulais faire ce métier comme Shir­ley MacLaine, alors j’ai fon­cé. Bon, à cette époque je voulais être ins­ti­tu­trice, mais c’était dé­jà sur une scène, je me suis dit il n’y a pas as­sez de pu­blic et j’ai fait autre chose… Je ne voulais pas être der­rière, j’avais en­vie d’être un peu plus haute que les autres. » « On s’est ren­con­trées chez Bou­vard en 1983. Un jour on a fait un truc toutes les trois, Michèle (Ber­nier), Isa­belle (de Bot­ton) et moi. Ça a été un carton ! Sans qu’on s’en rende compte, le trio était né, on était com­plé­men­taires au ni­veau de l’écri­ture et de l’humour, ce trio exis­te­ra à vie… Quand on se retrouve, c’est comme si on s’était quit­tées une heure avant. Ça me fait rire, cette te­nue, je ne m’en sou­viens ab­so­lu­ment pas… Ça a été une aven­ture ma­gni­fique, avec un res­pect de nos trois personnalités, ça a don­né deux spectacles, Existe en trois tailles (1988-1990), et le Gros N’avion (1991). Les op­por­tu­ni­tés et les en­vies de faire autre chose ont sé­pa­ré nos che­mins, mais on s’est re­trou­vées pour deux té­lé­films et il n’est pas ex­clu qu’on se retrouve en­core, on en a très en­vie. » « Mes pa­rents ont été la base, en­suite j’ai ren­con­tré des gens qui m’ont em­me­née sur le même che­min. Quand j’ai ren­con­tré Mi­chel Fu­gain pour in­té­grer son ate­lier de co­mé­die mu­si­cale à Nice, je lui ai dit : Vous al­lez vous mo­quer de moi, mais je vou­drais faire ce métier. Il m’a dit : OK, je te prends, mais pas comme la pe­tite, faut pas qu’on te prenne en pi­tié, faut que tout le monde se dise, pu­naise, pour­quoi je ne suis pas comme elle ? Et il a pris le re­lais de mes pa­rents en me di­sant Tu es comme tu es mais alors sois grande. Là, c’est pen­dant le pre­mier show que j’ai fait, Ami­mi­ca­le­ment… Je me suis fait plai­sir, j’ai chan­té avec Bé­caud, Fu­gain… Tu com­mences pe­tite élève de l’ate­lier Fu­gain où tu te fais en­gueu­ler, et puis tu te re­trouves à chan­ter Chaque jour de plus en duo avec lui dans un show qui t’est consa­cré, c’est la réa­li­sa­tion d’un rêve… Mais la vie il faut la rê­ver. »

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