TOURISME.

En 2010 ou­vrait le pre­mier vil­lage de toile cinq étoiles dans l’Hexa­gone. Six ans plus tard, on compte 81 éta­blis­se­ments haut de gamme. Les Fran­çais en raf­folent.

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - JILA VAROQUIER

FINI RÉCHAUD, douches col­lec­tives et sac de cou­chage. Cet été en­core, les cam­pings pour­suivent leur course aux étoiles. Ce sont 81 sites qui viennent d’en dé­cro­cher une qua­trième ou une cin­quième. Cette mon­tée en gamme pro­gres­sive ré­pond aux at­tentes d’une clien­tèle de plus en plus exi­geante et peu adepte de la pro­mis­cui­té.

Ces cam­pings de luxe ont d’au­tant plus leur carte à jouer cette an­née au­près de la clien­tèle made in France que les tou­ristes étran­gers font dé­faut. Du fait des at­ten­tats et du cli­mat so­cial ten­du, Amé­ri­cains et Ja­po­nais no­tam­ment sont aux abon­nés ab­sents. A l’in­verse, les Fran­çais, eux, sont moins en­clins à par­tir à l’étran­ger.

Des offres de plus en plus ori­gi­nales

« Ils cherchent dans l’Hexa­gone un mé­lange d’exo­tisme, de confort et d’ani­ma­tion, ex­plique Guyl­hem Fé­raud, pré­sident de la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale de l’hô­tel­le­rie de plein air (FNHPA). Les cam­pings ont dû s’adap­ter à cette nou­velle clien­tèle. »

Si le bon vieux camp de toile n’a pas dis­pa­ru, il ne fait plus vrai­ment re­cette. De­puis que le pre­mier cin­qé­toiles a ou­vert en 2010, les cam­pings old school (à l’an­cienne) ont mul­ti­plié les in­ves­tis­se­ments. Fini les tentes, bon­jour les lodges co­sy et les cot­tages cli­ma­ti­sés. Le confort, c’est aus­si l’es­pace. Dans un cin­qé­toiles, comp­tez 70 em­pla­ce­ments par hec­tare contre 100 dans un uneé­toile. Le prix est moins éle­vé que pour une lo­ca­tion de va­cances, avec, en prime, une ter­rasse les pieds dans le sable et un spa pri­va­tif.

« Au­jourd’hui, ce ne sont plus des pis­cines mais des parcs aqua­tiques avec to­bog­gans, des golfs ou des es­paces ham­mam et sau­na ex­cep­tion­nels », énu­mère Vincent, du site Cam­ping­de­luxe.fr. Pour conti­nuer de se dé­mar­quer, les cam­pings cherchent dé­sor­mais à se spé­cia­li­ser. « Cer­tains ont mi­sé sur le thème de la pêche ou des pi­rates pour les en­fants, d’autres sur la na­ture, avec des ser­vices de res­tau­ra­tion pro­po­sant des pro­duits du ter­roir is­sus du mar­ché lo­cal, ex­plique Guyl­hem Fé­raud. Chaque client peut donc trou­ver ce qu’il re­cherche pour ses va­cances. » Jus­qu’aux hé­ber­ge­ments les plus in­so­lites, comme ces ca­banes sur pi­lo­tis au bord d’un lac ou per­chées dans les arbres.

Evi­dem­ment, le luxe a un coût. Mais ce di­rec­teur de cam­ping l’a consta­té : « Cer­tains clients pré­fèrent éco­no­mi­ser toute l’an­née pour al­ler dans un cinq-étoiles où ils res­te­ront dix jours au lieu de quinze. »

« C’est la quête d’un re­tour aux sources et à la na­ture »

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