Pour vivre vieux, épou­sez une femme in­tel­li­gente !

INSOLITE. D’après une étude écos­saise, se ma­rier à une femme au QI su­pé­rieur ga­ran­tit une vie longue, plus heu­reuse et un risque moindre de dé­ve­lop­per Alz­hei­mer.

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - CHRISTINE MATEUS

ALORS, CERTES, elle est jo­lie, la bim­bo qui par­tage votre vie, mais, mes­sieurs, at­ten­tion, sa­chez que sa conver­sa­tion qui sur­vole à peine la table basse du sa­lon nuit gra­ve­ment à votre san­té. C’est en ef­fet ce que ré­vèle une étude de l’uni­ver­si­té d’Aber­deen, en Ecosse, qui s’est in­té­res­sée à l’im­pact de la re­la­tion ma­ri­tale des hommes sur l’évo­lu­tion de leur état neu­ro­psy­chia­trique avec l’âge.

Et les ré­sul­tats sont for­mels : les hommes ma­riés à des femmes in­tel­li­gentes mènent non seu­le­ment une vie plus longue et plus heu­reuse, mais pré­sentent éga­le­ment moins de chances de dé­ve­lop­per la ma­la­die d’Alz­hei­mer et d’autres dé­mences pa­tho­lo­giques. Rien que ça !

De quoi vous in­ci­ter, mes­dames (mal­gré moult pro­tes­ta­tions de votre époux), à pour­suivre le dé­bat que vous avez lan­cé sur l’in­fluence des prin­cipes fon­da­teurs de la Troi­sième Ré­pu­blique dans la France d’au­jourd’hui ou sur celle de Jean-Paul Sartre sur les so­cio­logues qua­li­ta­ti­vistes comme Er­ving Goff­man… Il a l’air de s’en­nuyer ? Non, il gagne en es­pé­rance de vie sans le sa­voir. Vous ne faites que lui évi­ter de som­brer dans la dé­chéance men­tale et la sé­ni­li­té grâce à votre conver­sa­tion qui re­quiert un ef­fort in­tel­lec­tuel et sti­mule donc son cer­veau. Bref, vous lui faites faire une gym­nas­tique de l’es­prit pré­ven­tive et sa­lu­taire.

D’autres études scien­ti­fiques avaient dé­jà dé­mon­tré à ce su­jet les bé­né­fices des mots croi­sés, de la lec­ture et des vi­sites dans les mu­sées. Le pro­fes­seur La­wrence Whal­ley, di­rec­teur de l’étude, a dé­cla­ré au cours d’une in­ter­ven­tion à Ox­ford pré­sen­tant ses tra­vaux : « La chose que l’on ne dit ja­mais à un gar­çon qui veut me­ner une longue exis­tence — alors qu’on le de­vrait —, c’est d’épou­ser une femme in­tel­li­gente. […] Il n’y a pas de meilleur rem­part contre la dé­gra­da­tion que l’in­tel­li­gence. »

Les cher­cheurs mettent aus­si en avant d’autres fac­teurs jouant un rôle cru­cial dans l’ap­pa­ri­tion de dé­mences, comme la perte d’un proche à un très jeune âge : « Les études ont mon­tré que la mort de la mère avant d’at­teindre l’âge de cinq ans est un fac­teur de risque très im­por­tant. Mais re­ce­voir un sou­tien et un amour pa­ren­tal suf­fi­sant pen­dant l’en­fance, me­ner de longues an­nées d’études et évo­luer dans un en­vi­ron­ne­ment favorable est l’une des meilleures fa­çons de s’as­su­rer une san­té men­tale pé­renne. »

En France, on es­time le nombre de dé­mences de tout type à au moins 980 000 (chiffre 2010), et 1 500 000 per­sonnes pour­raient être tou­chées en 2030 du fait de l’aug­men­ta­tion de l’es­pé­rance de vie at­ten­due. L’étude écos­saise ne dit pas, en re­vanche, si s’aco­qui­ner avec un be­nêt pré­sente un risque pour la san­té des femmes, et si ces der­nières doivent éga­le­ment dra­guer aux abords des grandes écoles…

Le dé­bat et la dis­cus­sion sont une ex­cel­lente gym­nas­tique pour le cer­veau, à l’image des mots croi­sés

Mes­sieurs, choi­sir une femme in­tel­li­gente, c’est re­non­cer certes à des soi­rées plan­plan mais c’est aus­si peut-être aug­men­ter ses chances de ne pas dé­ve­lop­per de ma­la­die d’Alz­hei­mer, a in­di­qué une étude écos­saise.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.