Rio en mode JO

JEUX OLYM­PIQUES. Deux ans après la Coupe du monde, la mé­ga­lo­pole bré­si­lienne s’ap­prête à vivre à par­tir de ven­dre­di au rythme des Jeux. Sans trop de stress…

Aujourd'hui en France - - EN FRANCE - Rio de Ja­nei­ro (Bré­sil) De notre en­voyé spé­cial Ca­mille La­court, na­geur fran­çais ÉRIC BRUNA

« B E M- V I N D O S A O R I O ! » (« Bien­ve­nue à Rio »). Dans deux jours, le coeur de la pla­nète vi­bre­ra au rythme de la sam­ba ou de la bos­sa-no­va. Mal­gré les pro­blèmes po­li­tiques, éco­no­miques, sé­cu­ri­taires ou sa­ni­taires, la Ci­té mer­veilleuse veut of­frir au globe son plus beau vi­sage et mon­trer sa fier­té d’être la pre­mière ville d’Amé­rique du Sud à ac­cueillir la grande fa­mille olym­pique. Grand, c’est le terme qui frappe le vi­si­teur dé­bar­quant dans cette mé­ga­lo­pole de 6,5 mil­lions d’âmes.

Un simple coup d’oeil à 360° du haut du Cor­co­va­do, où se dresse la sta­tue du Ch­rist Ré­demp­teur, suf­fit à prendre l’am­pleur de sa dé­me­sure et de sa to­po­gra­phie aty­pique. D’au­tant que la mé­téo hi­ver­nale est plu­tôt conci­liante (jus­qu’à 29 °C hier) et le ciel dé­ga­gé… jus­qu’à 17 h 30, où la nuit vous prend par sur­prise.

Aux abords des sites olym­piques — 37 ré­par­tis sur quatre zones — et sur les axes du bord de mer, la pré­sence mi­li­taire est sou­te­nue. Les prin­ci­paux lieux tou­ris­tiques, en re­vanche, ne laissent trans­pi­rer au­cune ten­sion. Même pas be­soin d’ou­vrir son sac à dos pour s’en al­ler ad­mi­rer la plage de Co­pa­ca­ba- na du haut du Pain de sucre. « Il ne faut pas cé­der à la psy­chose », lâche le vi­gile lors­qu’on lui fait re­mar­quer… « Hor­mis les pré­cau­tions de bon sens, nous n’avons pas eu peur de ve­nir mal­gré la me­nace ter­ro­riste, ex­plique Ma­ga­li, croi­sée sur Ipa­ne­ma avec son ma­ri et ses deux en­fants, ve­nus as­sis­ter aux épreuves de bas­ket et d’avi­ron. De toute fa­çon, le risque zé­ro n’existe pas. »

Le fa­ta­lisme est éga­le­ment de mise dans les dif­fé­rents vil­lages qui re­çoivent ath­lètes ou mé­dias du monde en­tier. Car on sent vite que, pour pou­voir dé­rou­ler le ta­pis rouge ven­dre­di, il a fal­lu ca­cher pas mal de pous­sière en des­sous.

« En même t e mp s , u n b o n oreiller, un ma­te­las, et ça va le faire, sou­rit l’ex­cham­pion du monde de 100 m dos, Ca­mille La­court, qui a dé­bar­qué hier après-mi­di en pro­ve­nance de Por­to Alegre avec ses amis na­geurs. On sa­vait très bien que ce ne se­rait pas du cinq-étoiles. »

S e u l e s c o mpt e n t c e l l e s q u i brillent au­tour du cou. « Fran­che­ment, on se moque de tout ce qui se passe au­tour, souffle le ra­meur Jé­ré­mie Azou, qui vise l’or avec Pierre Houin en deux de couple. Pour nous, les Jeux se­ront beaux s’ils sont réus­sis… »

« Un bon oreiller, un ma­te­las, et ça va le faire »

Praia Ver­mel­ha (Rio de Ja­nei­ro), le 25 juin. Au pied de l’em­blé­ma­tique Pain de sucre, une ven­deuse de maïs.

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