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AVEC JOHNNY EN 1966 « Avec Johnny, on a plus de cin­quante ans d’heures de vol. On s’est connus en 1965. Il est tou­jours là, on s’en­voie des pe­tits mots, on est très com­plices. On ne se parle pas beau­coup, mais on n’en pense pas moins. C’est un homme de peu de mots, mais il sait tout sur tout le monde. Sur scène, je parle beau­coup de lui, de mon Johnny à moi. » « Da­ny… Moi qui aime la dis­tance et la du­rée, qua­rante-quatre ans de ma­riage, c’est pas si mal ! Ça, c’est le socle, c’est ma digue, mon port d’at­tache. J’ai sans doute la femme la plus dis­crète de ce mé­tier, on ne la voit ja­mais. Elle me dit : Va, ra­mène des bonnes notes, je m’oc­cupe du reste. C’est quel­qu’un qui connais­sait le mé­tier avant moi, à mer­veille : elle a été co­mé­dienne tel­le­ment tôt, a vé­cu dix ans à Hol­ly­wood, m’a pré­sen­té Ser­rault, Poi­ret, Mi­chel Si­mon, To­ny Cur­tis, Jer­ry Le­wis. Da­ny consi­dère que, dans un couple cé­lèbre, il n’y a pas de place pour les deux sur l’af­fiche. Toute ma vie fa­mi­liale est une vie de sal­tim­banque : j’ai épou­sé une co­mé­dienne, Sté­fa­nie, ma fille, est dé­co­ra­trice, son frère, c’est JeanMi­chel Jarre, Léa Dru­cker est co­mé­dienne, Ma­rie jour­na­liste de té­lé. J’ai la chance de tra­vailler avec Sté­fa­nie. » « Ça, c’est mon pre­mier voyage aux Etats-Unis avec Da­ny. Sté­fa­nie a 10 ans. Et cette pe­tite fille est de­ve­nue une grande scé­no­graphe, une grande dé­co­ra­trice. Elle a fait tous les dé­cors de mes émis­sions et plein de pièces qui ont été re­mar­quées. Lors de ce voyage, Da­ny m’a pré­sen­té beau­coup d’Amé­ri­cains qu’elle connais­sait. Et c’est vrai que ça a été mon en­vol parce que, l’été sui­vant, ma car­rière pre­nait un se­cond souffle puisque je créais Champs-Ely­sées. »

J’ai pas mau­vaise conscience, ça m’em­pêche pas de dor­mir, mais pour tout dire, ça gâche le goût de mes plai­sirs. Co­luche ado­rait ma femme Da­ny, d’ailleurs il lui avait de­man­dé de faire trois scènes dans Ins­pec­teur la Ba­vure. Avec Co­luche, on était co­pains. Le 19 juin 1986, j’étais au Mexique en train de com­men­ter ma der­nière Coupe du monde (NDLR : il en a com­men­té 5) quand on m’a an­non­cé dans les oreilles sa mort : quel choc ! Mi­chel, je l’ai bien connu, sur­tout dans la pé­riode com­pli­quée de sa vie, celle de Tchao Pan­tin. »

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