« Il n’y au­ra pas de fo­lies sur le mar­ché en L 1 »

Mer­ca­to. Mi­chael Ma­nuel­lo,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par F.G. et B.M.

À MOINS D’UN MOIS de la clô­ture du mer­ca­to, la Ligue 1 est un mar­ché atone où seul le PSG conti­nue de faire flam­ber les prix. Pour le reste, la ten­dance aux dé­parts se pour­suit avec l’exode des meilleurs at­ta­quants (Ibra­hi­mo­vic, Bat­shuayi, Ben Yed­der, Dem­be­lé…). Agent d’Oli­vier Gi­roud et de Jé­ré­my Toulalan entre autres, Mi­chael Ma­nuel­lo livre sa vi­sion du mar­ché hexa­go­nal. Quel bi­lan peut-on dé­jà ti­rer du mer­ca­to de la L 1 ? MI­CHAEL MA­NUEL­LO. Tou­jours le même. Nous sommes des su­per­for­ma­teurs et des bons ven­deurs de­puis très long­temps, c’est ce qui fait l’équi­libre des clubs. Nos meilleurs élé­ments partent, mais de plus en plus tôt. Un joueur comme Seh­rou Gui­ras­sy (NDLR : 20 ans) qui part de Lille à Co­logne sans pas­ser par la case L 1 (seu­le­ment 8 matchs avec le Losc), c’est un peu dom­mage. Il au­rait mé­ri­té que des clubs lui donnent sa chance. Seul Lyon conserve ses joueurs. Les Es­pa­gnols, grâce à leurs droits té­lé, sont de nou­veau ca­pables de faire des trans­ferts entre 5 et 10 M€. Les Al­le­mands aus­si. Mais en France, qua­si­ment au­cun club n’y ar­rive à part Pa­ris bien sûr, et peut-être Mo­na­co ou Lyon. Ce­la dé­montre notre pro­blème de res­sources éco­no­miques. La L 1 est-elle condam­née à ré­cu­pé­rer d’ex-in­ter­na­tio­naux en si­tua­tion d’échec à l’étran­ger comme Mé­nez ou Go­mis ? Il n’y a pas qu’en France que ce­la ar­rive. Quand un in­ter­na­tio­nal s’ex- pa­trie et est en dif­fi­cul­té, c’est sou­vent un club de son cham­pion­nat d’ori­gine qui le contacte. Tous les clubs de L 1 re­gardent la si­tua­tion des joueurs fran­çais en manque de temps de jeu. Beau­coup se sont ren­sei­gnés sur Loïc Ré­my par exemple. La Pre­mier League consti­tue-t-elle un mi­roir aux alouettes ? En Pre­mier League, il faut être per­for­mant à chaque ren­contre et à chaque mi­nute. C’est un en­ga­ge­ment men­tal au­quel on n’est pas ha­bi­tué en France où on est plu­tôt dans la ges­tion du match. Go­mis, par exemple, avait fait de très bons dé­buts avec Swan­sea mais en­suite il s’est écrou­lé. A quoi peut-on s’at­tendre sur le der­nier mois de mer­ca­to ? Il y au­ra un peu plus de mou­ve­ments mais pas de fo­lies. Ou alors les clubs an­glais achètent deux ou t r ois joueurs en France, et der­rière il y a une cas­cade d’in­ves­tis­se­ments. Mais au­jourd’hui, tous les ef­fec­tifs sont qua­si­ment bou­clés en France. Je­sé, Kry­cho­wiak… Le mer­ca­to peu clin­quant du PSG vous étonne-t-il ? Eme­ry a sai­si des op­por­tu­ni­tés dans un c h a mpi o n n a t q u ’ i l connaît bien avec des joueurs qui entrent dans son sché­ma de jeu. Je­sé est certes moins cher que les trans­ferts aux­quels le PSG nous a ha­bi­tués mais on re­marque sur­tout que les re­crues sont plus jeunes. Peut-être parce qu’ils n’ont pas trou­vé exac­te­ment ce qu’ils re­cher­chaient ou alors parce qu’ils pré­fèrent mi­ser sur l’ave­nir.

« Les re­crues du PSG sont plus jeunes »

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