La vie sans Po­ké­mon

JEUX OLYM­PIQUES. Mal­gré son suc­cès pla­né­taire, le jeu n’existe pas en­core au Bré­sil. Une vraie dé­cep­tion pour cer­tains ath­lètes…

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Rio de Ja­nei­ro (Bré­sil) De notre en­voyé spé­cial Com­mu­ni­qué de la so­cié­té Nian­tic, dé­ve­lop­peur de Po­ké­mon Go ERIC BRUNA (AVEC J.V.)

P L US I MPORTANT que la sé­cu­ri­té. Plus grave que l e vi r us Zi­ka. Plus pro­blé­ma­tique que les sou­cis d’hé­ber­ge­ment. Plus de 10 000 spor­tifs sont pour l’ins­tant pri­vés de Po­ké­mon Go à Rio ! L’ap­pli­ca­tion mo­bile gra­tuite de réa­li­té aug­men­tée dé­ve­lop­pée par le stu­dio amé­ri­cain Nian­tic (en par­te­na­riat avec Nin­ten­do), qui fait un car­ton de­puis un mois, est en ef­fet in­trou­vable au Bré­sil.

N’y voyez au­cune ma­noeuvre du CIO, du TAS ou même du KGB. L’ex­pli­ca­tion n’a pas be­soin de 3D. Le jeu, dé­jà dé­ployé en Aus­tra­lie, Nou­vel­leZé­lande, Etats-Unis, Eu­rope, Ca­na­da, Ja­pon et Hong­kong, n’est tout sim­ple­ment pas en­core dis­po­nible en Amé­rique du Sud. Mal­gré l’ap­pel lan­cé par le maire de Rio il y a quinze jours, Pi­ka­chu et les siens tardent à ve­nir vir­tuel­le­ment dé­am­bu­ler dans le parc olym­pique ou se pré­las­ser sur Ipa­ne­ma. Sur les ré­seaux so­ciaux, les ava­tars des ath­lètes font la tête. Les smi­leys n’ont pas le coeur à sou­rire.

« On n’avait pas In­ter­net sur nos por­tables en dé­bar­quant ici, confie Vincent Gé­rard, le gar­dien de l’équipe de France de hand­ball. Dès qu’on l’a eu, on a cher­ché… et rien. Pro­blème ré­glé. Dom­mage, ce­la au­rait pu être mar­rant à pe­tite dose. » Pas sûr ce­pen­dant que le sé­lec­tion­neur Claude Ones­ta ait vu d’un très bon oeil les doubles te­nants du titre olym­pique en train d’at­tra­per des créa­tu- res dans leurs an­neaux… « On n’est quand même pas ici pour ça, glisse le ra­meur Jé­ré­mie Azou. La chasse, c’est celle à la mé­daille. »

Les Bré­si­liens, eux, sont moins fa­ta­listes et la co­lère des fans, qui at­ten­daient une sor­tie le 31 juillet, com­mence à mon­ter. A tel point que Nian­tic, dont les ser­veurs sont dé­pas­sés par un suc­cès — presque — pla­né­taire, a pu­blié un com­mu­ni­qué sur sa page Fa­ce­book pour de­man­der aux chas­seurs de s’ar­mer de pa­tience. « Oui, chers ha­bi­tants du Bré­sil, nous vou­lons vous ap­por­ter le jeu à vous aus­si, ex­plique la com­pa­gnie. Nous avons lu vos posts et e-mails et avons en­ten­du les frus­tra­tions des per­sonnes ha­bi­tants dans les en­droits où nous n’avons pas lan­cé le jeu pour l’ins

tant. » Se­lon les sites bré­si­liens spé­cia­li­sés, un lan­ce­ment était même at­ten­du la nuit der­nière. Mais même si la fo­lie Po­ké­mon Go dé­ferle chez les Ca­rio­cas, elle ne pas­se­ra peut- être pas l es grilles des sites des JO. Une zone de spon­so­ring for­ce­né ou les par­te­naires du CIO ne ver­ront sans doute pas d’un très bon oeil l’ar­ri­vée de Pi­ka­chu…

« Chers ha­bi­tants du Bré­sil, nous vou­lons vous ap­por­ter le jeu à vous aus­si »

le­pa­ri­sien.fr L’ar­ri­vée mou­ve­men­tée de la flamme olym­pique

Inu­tile d’es­sayer de lan­cer l’ap­pli­ca­tion, au­cun Po­ké­mon n’est en­core ar­ri­vé jus­qu’au Bré­sil, pour l’ins­tant...

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