« Je me voyais dé­jà les chas­ser au res­to… »

Yan­nick Agnel,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Rio de Ja­nei­ro Pro­pos re­cueillis par ÉRIC BRUNA

« TU VOIS ? L’ap­pli­ca­tion s’ouvre, la carte de lo­ca­li­sa­tion aus­si… mais il n’y a pas l’ombre d’un Po­ké­mon des­sus ! » As­sis sur une es­trade du Club France, té­lé­phone por­table en main, Yan­nick Agnel ex­plique doc­te­ment l e f onc­ti on­ne­ment « bré­si­lien » du Po­ké­mon Go. Le cham­pion olym­pique du 200 m NL et du 4 x 100 m NL, 24 ans, est un joueur de la pre­mière heure. Jus­qu’à son re­tour en France ou dans une contrée plus ac­cueillante pour Pi­ka­chu et ses amis, le na­geur de Mul­house fait pour l’heure abs­ti­nence. Pour la bonne cause… Etes-vous un in­con­di­tion­nel de Po­ké­mon Go ? YAN­NICK AGNEL. To­ta­le­ment ! J’avais le jeu bien avant que la vague ar­rive en France. Le jour où il est sor­ti en Aus­tra­lie ( NDLR : 7 juillet der­nier), je l’ai té­lé­char­gé. C’est un truc que je sui­vais de­puis un ou deux ans et que j’at­ten­dais avec une cer­taine cu­rio­si­té. Je fais par­tie de la gé­né­ra­tion Po­ké­mon ul­time, je jouais avec les ver­sions rouge ou bleue dans la cour de ré­cré. C’est fou… ma mère y joue aus­si ! Mais bon, je trouve que la hype (NDLR : ex­ci­ta­tion) en France est un peu trop grande. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce jeu ? C’est une nou­velle ma­nière de conce­voir le jeu vidéo plu­tôt in­té­res­sante. J’ai ra­re­ment vu un jeu vidéo où tu peux par­ti­ci­per au­tant et so­cia­bi­li­ser au­tant. Dans les villes où j’ai joué, je n’avais ja­mais croi­sé au­tant de monde au­pa­ra­vant. Com­ment al­lez-vous sup­por­ter la pri­va­tion pen­dant les Jeux ? (Rire.) J’étais dé­fait. Je me suis dit : « M… en deux ou trois se­maines, je vais ac­cu­mu­ler un gros re­tard. » Mais avec d’autres na­geurs, on a vite trou­vé la pa­rade. On a re­fi­lé nos codes à nos co­pines ou notre fa­mille pour qu’ils jouent à notre place en at­ten­dant. Dire que je me voyais dé­jà les chas­ser au res­to du vil­lage olym­pique… Plus sé­rieu­se­ment, le re­tard du lan­ce­ment au Bré­sil n’at-il pas quelques ver­tus ? C’est plu­tôt sain. Vu la fa­çon dont les choses se sont dé­rou­lées en France ou sur­tout à Cen­tral Park (NDLR : l’ap­pa­ri­tion d’Aqua­li, un per­son­nag e r e c he r c hé , a c r é é une émeute dans le parc newyor­kais le 15 juillet), si j a mai s ils te mettent un Po­ké­mon rare en plein mi­lieu du vil­lage ou sur la plage de Co­pa­ca­ba­na, il y a moyen que ça fasse des at­trou­pe­ments mons­trueux et ce n’est vrai­ment pas le but. Sur­tout dans le contexte de s é c ur i t é a c t uel . C’est quand même très étrang e c o mme a mbiance d’al­ler s’en­traî­ner avec un ou deux mecs ar­més der­rière toi. Et quand on voit les or­ga­ni­sa­teurs dire qu’ils ne pro­té­ge­ront qu’à moi­tié, ça fait un peu flip­per. En­fin, pour en re­ve­nir aux Po­ké­mon, tant mieux, comme ça on pas­se­ra moins de t e mps s ur n o s écrans. Peu­têtre…

« Avec d’autres na­geurs, on a vite trou­vé la pa­rade »

Yan­nick Agnel, in­con­di­tion­nel du Po­ké­mon Go.

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