Del­phine contre Yvan, match re­tour

TOUR­NAGE. Do­mi­nique Far­ru­gia re­prend des per­son­nages proches de son pre­mier film sur le couple, avec cette fois Gilles Lel­louche et Louise Bour­goin.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - ALAIN GRAS­SET

LES JAR­DINS du sa­lon de mu­sique de la com­tesse du Bar­ry, à Lou­ve­ciennes (Yve­lines), connaissent une agi­ta­tion très par­ti­cu­lière ce jour d’été. Dans ce cadre ma­gni­fique, Do­mi­nique Far­ru­gia tourne son pro­chain long-mé­trage in­ti­tu­lé « Sous le même toit ». C’est la sixième fois dans sa pro­li­fique car­rière que l’ex-membre des Nuls est der­rière la ca­mé­ra, après avoir réa­li­sé no­tam­ment « L’amour c’est mieux à deux », « le Mar­quis », « Bis ». Et bien sûr « Del­phine 1 - Yvan 0 », en 1996, sa pre­mière mise en scène avec Julie Gayet et Serge Ha­za­na­vi­cius. L’his­toire d’un couple avec des hauts et des bas…

Vingt ans après, les per­son­nages prin­ci­paux de « Sous le même toit » se pré­nomment Del­phine et Yvan. Les in­ter­prètes, eux, ont chan­gé : Louise Bour­goin et Gilles Lel­louche. « Ce n’est pas di­rec­te­ment la suite de Del­phine 1 - Yvan 0, confie Do­mi­nique Far­ru­gia. Mais il y a une cer­taine fi­lia­tion avec les per­son­nages. »

Del­phine et Yvan, donc, di­vorcent d’un com­mun ac­cord. Pour eux, comme pour leurs en­fants Vio­lette et Lu­cas, la sé­pa­ra­tion se dé­rou­le­rait dans le calme, si les pro­blèmes d’ar­gent ne ren­daient la si­tua­tion cri­tique. Lui, en proie à des dif­fi­cul­tés fi­nan­cières, et pro­prié­taire de 20 % de leur mai­son, dé­cide d’y re­ve­nir. Les voi­là confron­tés aux joies de la co­lo­ca­tion for­cée.

Sur les écrans au prin­temps 2017

Entre deux prises de vue, Gilles Lel­louche ex­plique son lien avec Far­ru­gia. « Do­mi­nique est la pre­mière per­sonne que j’ai ren­con­trée dans ce mé­tier, en 1996 quand j’ai réa­li­sé un court-mé­trage. Il a tou­jours été d’une bien­veillance for­mi­dable. Et bien sûr, j’ai été bi­be­ron­né aux Nuls. Pour moi, c’est une bible ! Ce type qui re­tourne vivre chez lui après avoir di­vor­cé et quit­té le do­mi­cile fa­mi­lial, c’est un su­jet qui au­rait pu être trai­té en drame, mais c’est une co­mé­die. J’ai beau­coup d’af­fec­tion pour ces gens qui ont du mal à pas­ser le cap de l’âge adulte. Si on rate deux ou trois oc­ca­sions dans la vie, on peut se re­trou­ver très vite à la rue. »

Voi­là main­te­nant sept se­maines que Do­mi­nique Far­ru­gia tourne « Sous le même toit ». « J’ai de la pres­sion, avoue-t-il. Mais elle est po­si­tive car c’est très ex­ci­tant de voir l’al­chi­mie entre Gilles et Louise. » Le réa­li­sa­teur est aus­si pro­duc­teur avec Eu­ro­paCorp, la so­cié­té de Luc Besson, où il s’oc­cupe du fi­nan­ce­ment des films fran­çais. « Si je tra­vaille chez Luc Besson, confie l’an­cien Nul, c’est parce que tous les ma­tins, quand je me lève, j’ai en­vie d’al­ler aux stu­dios de Saint-De­nis pour faire du ci­né­ma. C’est quelque chose que je n’ar­ri­ve­rais plus à faire en tant que pro­duc­teur in­dé­pen­dant. »

Les pro­jets sont nom­breux : « Je vais mieux », qui se­ra réa­li­sé par Jean-Pierre Ame­ris, d’après le ro­man de Da­vid Foen­ki­nos avec Eric El­mos­ni­no et Ary Abit­tan. Et aus­si « Pa­pou­net » avec Max Bou­blil, l’his­toire d’un père qui dé­couvre qu’il a une fille, in­ter­pré­tée par Ma­ri­na Kaye. Le pre­mier rôle à l’écran de la jeune chan­teuse qui car­tonne. D’ici là, « Sous le même toit » se­ra dans les salles au prin­temps 2017.

Vingt ans après « Del­phine 1 - Yvan 0 », Do­mi­nique Far­ru­gia (pho­to de gauche) réa­lise « Sous le même toit », avec Louise Bour­goin et Gilles Lel­louche.

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