« Je la sens bien, cette équipe »

Ted­dy Ri­ner,

Aujourd'hui en France - - LA UNE - Rio Pro­pos re­cueillis par SAN­DRINE LE­FÈVRE

« LES JEUX, je les vois beaux, je les vois grands. Le cadre est tel­le­ment ma­gni­fique ! Et je la sens bien cette équipe de France, elle est jeune, ta­len­tueuse et pleine d’am­bi­tion. C’est une nou­velle gé­né­ra­tion qui n’a peur de rien. Je ne vais pas me ha­sar­der à faire des pro­nos­tics mais je sens qu’on va avoir plein de mé­dailles. Si j’avais un mes­sage à dé­li­vrer aux Bleus, ce se­rait : Faites-vous plai­sir, soyez dé­jà s uper contents d’être là, c’est une telle chance de par­ti­ci­per aux Jeux olym­piques. Et sur­tout, ne lâ­chez rien car tout est pos­sible.

Quel im­mense hon­neur c’est pour moi d’être porte-dra­peau ! Lorsque De­nis Mas­se­glia, le pré­sident du Co­mi­té olym­pique fran­çais, m’a té­lé­pho­né pour me dire que c’était moi, j’ai sau­té comme un ca­bri par­tout dans la mai­son, j’étais comme un fou, comme un en­fant ! C’est une telle fier­té ! Peu à peu, je me suis mis dans la peau de mon nou­veau rôle mais j’ai réel­le­ment pris mes fonc­tions en ar­ri­vant à Rio. Al­lez, je ne vais pas vous

« Tous les ath­lètes fran­çais ont mon numéro de té­lé­phone et peuvent me de­man­der des conseils à tout mo­ment »

men­tir, je vais avoir un pe­tit coup de stress en en­trant dans le stade, en tête de l’équipe de France. J’ai dit que je m’étais en­traî­né, mais en fait pas du tout (rires) ! Je me le suis mal­gré tout ima­gi­né, ce mo­ment. Pe­tite fier­té sup­plé­men­taire, ma fa­mille as­sis­te­ra à la cé­ré­mo­nie, mon fils (NDLR : Eden, 2 ans) est tou­te­fois trop jeune pour se rendre compte. J’étais pré­sent à Pé­kin et à Londres, mais là, cô­té émo­tion, ce se­ra en­core plus fort.

J e s u i s à Ri o pour la mé­daille d’or et j’ai hâte de com­battre. Fran­che­ment, j’au­rais pré­fé­ré ne pas avoir à at­tendre une se­maine, mais c’est ain­si ! Peut-être qu’avant mon épreuve (le 12 août), j’irai voir une ou deux com­pé­ti­tions, his­toire de dé­com­pres­ser. Mon com­bat ter­mi­né, j’irai par­tout pour en­cou­ra­ger les Bleus ! Tous ont mon numéro de té­lé­phone et peuvent me de­man­der des conseils à tout mo­ment. Je suis jeune mais j’ai de l’ex­pé­rience et je sais qu’on peut avoir be­soin de quel­qu’un dans ce type d’évé­ne­ment. Je suis là pour les Bleus ! »

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